A Cherbourg, les acteurs des EMR retiennent leur souffle [Reportage]

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ICOE 2018 à la Cité de la mer de Cherbourg (c) Romain Chicheportiche

Cherbourg est du 12 au 14 juin la capitale mondiale des énergies marines renouvelables (EMR). La ville située sur la pointe du Cotentin abrite en effet l’édition 2018 d’ICOE (International conference on ocean energy) organisée conjointement par Seanergy et Bluesign, ainsi que les 5èmes assises nationales des énergies marines renouvelables du SER.

Vers une baisse de la capacité des parcs éoliens ?

Le sujet de conversation incontournable ? La renégociation en cours des projets éoliens en mer attribués en 2012 et 2014 à des tarifs compris entre 180 et 230 €/MWh. L’amendement déposé lundi par le gouvernement était certes attendu, mais il a ajouté une pression supplémentaire sur les consortiums, actuellement dans la dernière ligne droite, la date limite pour déposer leurs propositions étant fixée à la fin du mois pour une décision attendue mi-juillet. Alors que la méthode utilisée est régulièrement dénoncée par les porteurs de projets, Olivier David, sous-directeur du système électrique et des énergies renouvelables à la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), s’est fait l’avocat du diable : « Cette renégociation est un moment désagréable pour la filière mais indispensable pour permettre le lancement de nouveaux parcs éoliens en mer. Le processus n’est pas encore terminé, mais la négociation avec les différents porteurs de projet progresse de façon satisfaisante », indique-t-il.

Selon les informations recueillies par GreenUnivers, les débats sur la réduction des tarifs d’achat seraient finalisés et contrairement aux attentes de Bercy, une diminution par deux des tarifs semble hors de portée des lauréats. Pour réduire la douloureuse, une piste complémentaire est étudiée : réduire la capacité nominale des parcs éoliens attribués. Une solution qui aurait l’avantage de réduire mécaniquement le coût des tarifs d’achat (car moins de MWh produits), donc le poids sur les finances publiques, tout en laissant ouverte la possibilité d’organiser de nouveaux appels d’offres consacrés aux extensions desdits parcs. Ces nouveaux appels d’offres, qui seraient régis selon les nouvelles règles en vigueur (permis enveloppe), permettraient d’intégrer des technologies nouvelles, de favoriser la concurrence tout en laissant aux consortiums lauréats des deux premiers AO une petite longueur d’avance grâce à leur connaissance approfondie des sites.

Résultats de Dunkerque cet hiver

Ces appels d’offres consacrés à d’éventuelles extensions de parcs éoliens s’ajouteraient à un autre appel d’offres, celui-là tout à fait officiel : Dunkerque. Selon la DGEC, les résultats de ce concours, qui doit faire entrer la France dans les standards internationaux, seront annoncés d’ici la fin de l’année. De plus, ...

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