Statkraft signe trois contrats d’agrégation avec Eurowatt

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Un parc éolien à Changhua (Taïwan) © Mark Kao, Flickr

Statkraft et Eurowatt viennent de signer trois contrats d’agrégation concernant les futurs parcs éoliens de la Crémière, l’Arbre Chaud et Grand Rullecourt Ouest 1, situés dans le nord de la France, d’une capacité totale de 30,5 MW. Le groupe norvégien, leader du secteur en Allemagne, confirme ses grandes ambitions dans l’Hexagone avec déjà 100 MW signés et un objectif de portefeuille d’agrégation de ...

300 MW d’ici la fin de l’année.

Pilotage à distance

A travers ces contrats, Statkraft achètera la production ainsi que les garanties de capacité générées par ces parcs dont la mise en service est prévue pour début 2019. Eurowatt prévoit d’ajouter par ailleurs 80 MW d’ici le second semestre 2019. Le groupe intégrera ces installations dans son périmètre d’équilibre et assurera le pilotage à distance pour la réduction automatique de la production en cas de prix négatif sur le marché, comme ce fut le cas le 1er mai dernier, au travers d’une connexion à InGrid, le Scada du poste de livraison développé par Eurowatt et testé avec succès par Statkraft. Ce dernier a créé un portail client sur lequel il peut en temps réel surveiller la production des parcs. « C’est un outil que nous avons mis en place pour assurer la transparence à nos clients qui peuvent parfois être mal à l’aise à l’idée de ne pas contrôler leurs installations », explique Emmanuel Soetaert, directeur général de Statkraft France.

Statkraft vise 300 MW

Avec la signature de ces contrats, Statkraft commence à prendre de l’envergure sur le marché hexagonal. Ils font suite à un premier contrat conclu en mars dernier avec le fonds d’investissement belge TTR Energy pour un parc éolien de 6,15 MW à Hamelincourt (Pas-de-Calais), qui sera construit cette année. « Nous avons signé d’autres comptes tel que Valeco et passé la barre des 100 MW. Nous disposons aujourd’hui d’un pipe de 300 MW que nous souhaitons finaliser d’ici la fin de l’année », indique Emmanuel Soetaert.

Le groupe mise beaucoup sur son expertise de l’agrégation depuis 2010 pour prendre la 1ère place sur le marché français. « C’est un marché déjà très concurrentiel avec des marges  réduites mais nous en avons déjà fait l’expérience sur le marché allemand et nous savons faire avec. Pour autant, ces prix de prédation ne seront pas tenables à long terme et il y a fort à parier que des acteurs disparaîtront à court terme en raison de cette concurrence accrue », conclue-t-il.