Les 8 premiers contrats de transition énergétique annoncés

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Les premiers territoires concernés par les contrats de transition écologique (CTE) sont désormais connus. Annoncés le 27 avril par le secrétaire d’État Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, lors d’une visite dans le Gard, ils sont la première livraison des ...

20 collectivités d’expérimentation qui doivent arriver d’ici fin 2018. Les heureux élus :

  • la communauté d’agglomérations des territoires Côte ouest (La Réunion) ;
  • la communauté urbaine d’Arras (Pas-de-Calais) ;
  • la communauté d’agglomérations havraise (Seine-Maritime) ;
  • la communauté d’agglomérations Saint-Avold Synergies (Moselle) ;
  • la communauté des communes Estuaire et Sillon de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ;
  • la Corrèze ;
  • les communes du Pont du Gard rhodanien (Gard) ;
  • la métropole d’Aix-Marseille-Provence (territoire du pays d’Aix – Bouches-du-Rhône).

Ces contrats doivent permettre la reconversion de territoires impactés directement par la transition énergétique. Pas de grande surprise à l’horizon, la plupart des noms ayant déjà filtré le mois dernier. Pendant trois mois, ces territoires volontaires ont négocié les modalités de leur contrat avant signature fin juin. Quatre d’entre eux sont concernés par les centrales à charbon qui doivent fermer d’ici la fin du quinquennat.

Les engagements pris sont censés être réalisés d’ici trois ans. L’idée est d’impliquer les différents acteurs des territoires (collectivités, associations, citoyens…), accompagnés par l’État via un système de guichet unique « pour une ingénierie technique, financière et administrative ».

Acteurs privés et publics

Plusieurs projets ont déjà été évoqués, comme un parc photovoltaïque sur pilotis sur le site de la centrale thermique d’Aramon, démantelée en 2016. « Les territoires viennent avec une thématique phare, précise un conseiller de Sébastien Lecornu. Par exemple la méthanisation pour Arras, la transition du fossile aux renouvelables pour Aramon, ou encore l’agrobiologie en Corrèze. Et encore d’autres, sur lesquels les acteurs travaillent. L’enjeu c’est qu’il y ait une idée partagée de l’État, des collectivités et des entreprises sur ces projets ».

L’enveloppe destinée à ces contrats, flexible selon le territoire concerné, sera constituée de fonds déjà existants (budget de l’Etat, Ademe…). Une partie du « Grand plan d’investissement » y sera dédiée, ainsi que les financements habituels réservés aux collectivités.