Section 201 : l’UE n’obtient pas d’exemption, SunPower espère encore

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© Christophe Morin

La taxe de 30% sur l’importation de panneaux solaires aux Etats-Unis s’appliquera aussi à l’Europe. Washington l’a confirmé cette semaine malgré une plainte déposée auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par l’Union européenne qui sollicitait un régime particulier. De son côté, le fabricant SunPower, détenu par Total, a déposé son dossier à la Trade Commission et promet [am4show have=’g1;g2;g4’user_error=’Please_Upgrade’guest_error=’Please_Subscribe’]des créations d’emplois aux Etats-Unis « par centaines ».

Pas de régime de faveur pour l’UE

Dans son communiqué, l’OMC explique que Bruxelles a fait valoir que « les importations (de panneaux photovoltaïques) de l’UE ne causaient aucun dommage grave (aux Etats-Unis) en raison de leur volume et de leurs prix plus élevés. Ainsi, il a été suggéré une forme de mesure qui serait moins pénalisante pour les importations de l’Union européenne, comme un quota alloué par pays ou un prix minimal à l’importation. Les États-Unis ne sont pas d’accord avec cela ». Une déception, mais pas vraiment une surprise.

Des fabricants canadiens tels que Silfab, Heliene, Canadian Solar et Canadian Solar Solutions, eux aussi frappés par le dispositif de la section 201, ont également déposé plainte auprès de l’OMC avec les mêmes arguments.

SunPower promet des emplois

De son côté, SunPower a confirmé avoir déposé son dossier d’exemption auprès de l’US Trade Commission. Un dossier argumenté et accompagné d’une campagne de communication dédiée. Tom Werner, PDG du groupe, est monté au front en intervenant dans de nombreux medias américains pour promettre de créer de nouveaux emplois « par centaines » aux Etats-Unis en cas de vote favorable, et ce, après avoir gelé un investissement de 20 M$ en janvier. « Nous évaluons en permanence les meilleurs marchés où fabriquer, et le processus 201 nous a motivé à fabriquer la série P aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. Le style de déclaration visant sans doute à caresser dans le sens du poil le locataire de la Maison Blanche. Et de poursuivre : « Les États-Unis sont bien adaptés pour fabriquer ces panneaux solaires car les équipements que nous procurent Cogenra sont uniques et hautement automatisés et configurables pour satisfaire la demande locale d’une manière flexible ». Pour rappel, les sites de production de la compagnie sont essentiellement basés en Asie (Philippines) et au Mexique.

Parmi les autres fabricants ayant déposé un dossier à la Trade Commission, citons Solaria Corporation, Hanwha Q Cells ou encore les fabricants d’onduleurs Enphase et SolarEdge qui proposent des produits intégrés. L’association EU ProSun a également fait la démarche. Les potentielles décisions d’exemptions devraient intervenir d’ici la fin avril – début mai prochain. [/restrict-content]