L’Algérie organise son premier salon EnR, en attendant les appels d’offres

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Un tout premier salon de l’électricité et des énergies renouvelables (SEER) aura lieu à Alger la semaine prochaine, du 12 au 15 février. L’organisateur annonce la présence de plus de 150 opérateurs du secteur pour un événement qui se veut BtoB mais aussi grand public. Et qui signale un intérêt croissant pour le sujet, même si rien ne se décide en haut lieu. Début 2017, le ministre de l’Energie de l’époque, Bouterfa Nourredine, avait annoncé l’organisation dans l’année d’un appel d’offres en trois sessions visant à installer 4 000 MW d’énergies renouvelables. Mais il n’a pas été lancé et n’est toujours pas annoncé ; une commission a été nommée en juillet dernier, ce qui n’est pas rassurant. Le retard ne veut pas dire que le pays a renoncé à ses ambitions, comme le notait une étude plutôt optimiste du cabinet Oxford Business Group (OBG), mais plutôt qu’il s’interroge sur la bonne manière de procéder.

Une chose est sûre : l’impératif de contenu ...

local et surtout la création de co-entreprises pour le développement (sous contrôle algérien), la maintenance mais aussi la fabrication de panneaux, prévus par décret, ne stimulent pas du tout les développeurs, fabricants de panneaux et investisseurs internationaux. L’Algérie vise 22 GW de capacité renouvelable d’ici 2030 et 27% du bouquet énergétique total ; elle en est à 2 % aujourd’hui.