Biogaz : un premier gros contrat pour Engie, avec CPCU

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Fertigaz)

On ne peut pas encore parler d’une activité arrivée à maturité, comme Engie le vise à moyen terme. Mais pour l’énergéticien, le contrat signé avec CPCU ce 7 février est loin d’être anecdotique. Conclu via son entité « Engie Entreprises et Collectivités », il porte sur la fourniture de 100 GWh/an de biométhane, grâce à des garanties d’origine, pour alimenter le réseau de chaleur parisien géré par CPCU.

2% du mix de CPCU

« Pour nous, ce contrat est emblématique », commente Damien Terouanne, directeur général d’Engie Entreprises et Collectivités. « D’abord parce qu’il ...

porte sur cinq années. Quand on investit dans une centrale ou qu’on s’engage auprès d’un producteur pour un prix sur 15 ans, il est précieux d’avoir un minimum de visibilité. » Ensuite parce que, sur 500 GWh de biométhane injectés dans le réseau de gaz français, Engie Entreprises et Collectivités revendique en avoir « sourcé » 200 à 220 GWh l’an dernier auprès de 22 sites de méthanisation. En volume, ce nouveau contrat lui fait donc franchir une étape significative (+50%) pour rattraper son retard dans le gaz vert. Une autre devrait suivre cet été avec la mise en service de l’unité de méthanisation dans laquelle le groupe a investi dans le Loiret pour une production de 23 GWh/an.

Encore 15% de charbon

Pour CPCU, ces molécules vertes vont représenter 2% de son mix (CPCU fournit 5,3 TWh de chaleur par an). C’est un pas pour atteindre 60% d’énergies renouvelables et de récupération dans son réseau en 2020, contre 50% en 2016. « A un prix grosso modo concurrentiel avec les granulés de bois que nous utilisons par ailleurs », précise Marc Barrier, directeur général de CPCU. Le mix du réseau de chaleur parisien est composé à 40% de la valorisation de déchets, 35% de gaz, 15% de charbon, 10% de bois, le solde provenant de la géothermie et du Diester issu d’huiles végétales. Pour le verdir davantage, CPCU a répondu à un appel à projets de l’Ademe sur les combustibles solides de récupération et travaille avec Total sur l’utilisation d’un biocombustible issu du pin.