EnR : la Chine met les bouchées doubles à l’international [Étude]

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(Crédit : Alexandre Simonnet)

Une étude de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), parue le 9 janvier, rend compte de l’implication de la Chine dans les énergies renouvelables, notamment ses investissements à l’étranger. Et le mouvement est impressionnant : en 2017, l’Empire du Milieu a investi 44 Mds$ (36 Mds€) dans les EnR dans le monde, contre 32 Mds$ (26 Mds€) l’année précédente. Trois groupes chinois (China Energy Investment Corporation, Xinjiang Goldwind et China Three Gorges) figurent dans le top 10 des développeurs éoliens, et dans le solaire les industriels chinois règnent en maîtres depuis plusieurs années.

Initiative « Belt and Road »

D’ici 2022, la part de la Chine sur le marché mondial en termes de capacité installée atteindra 42% dans le solaire, 35% dans l’hydroélectricité et 40% dans l’éolien terrestre, selon l’étude. L’IEEFA met en avant l’initiative « Belt and Road », ...

qui consiste à encourager la construction d’infrastructures le long des anciennes routes de la soie. La Chine a déjà investi 8 Mds$ dans des parcs photovoltaïques construits en lien avec ce projet cher au Président Xi Jinping. Si l’Inde a décliné l’invitation, le Népal a passé un accord pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 750 MW.

Développement tentaculaire

Parmi les nombreux projets recensés, dans l’éolien, les acteurs chinois se développent en Europe (en Grèce notamment), et un premier projet avec le Pakistan a été achevé en 2017. La Chine est aussi entrée au capital d’un parc offshore de Statkraft en décembre. En Afrique, le pays s’est tourné vers la Côte d’Ivoire, pour participer à 85% du financement d’une centrale hydroélectrique. D’autres projets encore aux Philippines et en Amérique du Sud ont été conclus avec l’aide de la Chine via plusieurs fonds nationaux. Le pays fait partie des cinq membres de la New Development Bank (ex Banque de développement des BRICS), dont 60% des prêts sont dédiés aux EnR avec 2,5 Mds$ en 2017, et 4 Mds$ prévus en 2018.

L’IEEFA estime que si la Chine est aussi un investisseur majeur dans le charbon (avec plusieurs projets autour du monde), les EnR vont dominer ses capacités globales d’ici les 20 prochaines années.

  • Vous pouvez consulter l’étude complète ci-dessous, ou la télécharger en PDF ici :