Crowdfunding : les EnR ont le vent en poupe [Etude]

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Ce qui était au départ décrit comme un effet de mode se trouve désormais bien ancré dans la société : le financement participatif a bondi de 44% en 2017, avec 336 M€ collectés contre 234 M€ en 2016, selon la nouvelle édition du « Baromètre du financement participatif en France », présentée ce matin par l’association Financement Participatif France (FPF) et KPMG. Et le secteur « environnement & énergies renouvelables » s’inscrit totalement dans cette tendance.

57 M€ collectés 

En 2017, il représente 22% des 261 M€ collectés par le « secteur économique » (les activités sociales et culturelles étant les deux autres secteurs), prenant ainsi la deuxième place après l’immobilier. Soit un bond de 12 points par rapport à l’année précédente.

Les intervenants de la conférence ont souligné que l’immobilier et les EnR avaient les mêmes réflexes. Les obligations sont ainsi devenues ...

un outil « classique » de leur mix économique, entre fonds propres et dette bancaire.

À l’instar des promoteurs immobiliers, les développeurs EnR « ont appris » le crowdfunding et « compris » ses mécanismes. Il est surtout plébiscité par les TPE, PME et ETI (219 M€ d’investissements en tout), qui représentent 65% des porteurs de projets.

Des projets à l’étroit

Il reste toutefois quelques zones d’ombre pour les acteurs du financement participatif, notamment pour le financement des infrastructures renouvelables. Ainsi, pour un parc éolien, seuls les habitants des départements proches peuvent participer à la collecte, d’où une sérieuse limite. Un non-sens pour FPF, au vu de la nature dématérialisée du financement participatif. L’association estime que les investisseurs ne veulent pas forcément financer un projet de leur région. Un argument qui pour l’instant n’a pas été entendu par la DGEC.

  • Consultez le baromètre du « Financement participatif en France » ci-dessous (ou ici en PDF) :