Transports, prix carbone, green bonds : les dernières annonces du One Planet Summit

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Dans la dernière ligne droite du One Planet Summit, une série d’engagements a été prise. Cette liste, pas forcément exhaustive, regroupe des initiatives de diverses natures.

  • Six fonds souverains (Norvège, Émirats arabes unis, Arabie Saoudite, Qatar, Koweït et Nouvelle-Zélande) lance une coalition pour travailler à la définition de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance afin d’orienter leurs investissements. L’initiative sera pilotée par la France et la Norvège.
  • L’Energy breakthrough coalition regroupait dix acteurs pour investir 200 M$ dans des technologies de rupture dans les énergies renouvelables, le stockage d’énergie, l’efficacité énergétique, etc. Elle passe à 1 Md$ à investir en capital-risque.
  • Un réseau de banques centrales est créé pour accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des banques commerciales. La Banque de France en assurera le secrétariat. Le réseau comprend la Banque d’Angleterre, les banques centrales du Mexique, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de Singapour et de la Chine.
  • La Belgique va lancer en 2018 une obligation verte de 5 milliards d’euros pour financer les transports propres, l’efficacité énergétique, la recherche, l’innovation…
  • En France, un produit d’épargne vert labellisé sera proposé pour toute nouvelle
    souscription d’un contrat d’assurance-vie en unités de compte. Par ailleurs, le Livret de
    développement durable et solidaire va être réformé pour assurer une plus
    grande transparence sur les projets financés.
  • Un conseil d’évaluation des obligations vertes françaises va être mis en place pour contrôler le reporting sur les impacts environnementaux des dépenses éligibles.
  • 34 pays nouent un partenariat pour limiter les émissions de CO2 du transport maritime. Il s’agit aussi d’une coalition de plaidoyer pour intégrer le calcul des émissions du transport maritime dans les contributions nationales de l’Accord de Paris.
  • 8 pays (dont France, Costa Rica, Portugal, Pays-Bas) et 10 partenaires (dont Michelin, Alstom, État du Colorado, ville de Paris) créent une alliance pour établir une feuille de route menant à la neutralité carbone dans les transports.
  • Le Mexique va lancer un marché de quotas d’émissions carbone qui vise à être connecté avec les marchés carbone existants en Amérique du Nord (Californie, Québec, Ontario). Le Mexique a aussi annoncé une coalition avec le Canada, la Colombie, le Chili et le Pérou pour aller vers un prix du carbone à l’échelle du continent américain.
  • La Chine annonce le lancement de son marché carbone dans les jours à venir.
  • La Banque mondiale ne financera plus les projets amont oil & gas à partir de 2019, sauf « circonstances exceptionnelles » : elle se réserve le droit d’aider des projets gaz permettant un accès à l’énergie dans les pays les plus pauvres. A partir de l’an prochain, elle publiera par ailleurs chaque année le  total des émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle financera dans des secteurs comme l’énergie, les transports et l’agriculture.
  • Les fondations de BNP Paribas et de Bill & Melinda Gates, avec Agropolis, créent le programme One Planet Fellowship, avec 15 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir la recherche sur l’adaptation au changement climatique en Afrique.
  • La Banque mondiale va prêter 4,5 Mds$ en partenariat avec the Global Covenant of Mayors pour aider 150 villes à financer des projets liés à la résilience et à la lutte contre le changement climatique.
  • L’AFD signe les premiers accords dans le cadre de son programme Adapt’Action avec la République de Maurice, l’Union des Comores, le Niger et la Tunisie. Ce programme vise à accompagner les pays vulnérables dans leurs politiques d’adaptation. Par ailleurs, l’AFD finance à hauteur de 1 M€ le programme marocain Triple A d’adaptation de l’agriculture africaine. L’AFD crée aussi une nouvelle ligne de financement pour l’adaptation dans la région Pacifique.
  • Proparco investit 100 M$ dans le fonds Amundi Planet – Emerging Green One, créé conjointement par la Société Financière Internationale (SFI) et Amundi. Ce fonds investira dans des obligations vertes émises par des institutions des pays émergents et en développement au cours des 7 prochaines années.
  • Un fonds public-privé va être créé pour la reconstruction des Caraïbes afin de catalyser les investissements bas carbone dans les domaines prioritaires des réseaux énergétiques et des infrastructures.
  • Le programme de financement des zones tropicales TLFF est lancé pour lever des fonds privés en vue de financer la croissance verte et durable dans les pays en développement. L’objectif est de mobiliser 10 Mds$ d’ici 2025.
  • La fondation Gates, la Commission européenne et des pays, dont la France, démarrent un programme de financement de 650 M$ pour accélérer le transfert de l’innovation
    agronomique dans les pays en développement.
  • Deux banques de développement et 47 entreprises notamment s’engagent pour créer une plateforme d’incubation de projets, avec l’objectif de faire naître et financer 100 projets en Afrique en cinq ans dans les domaines de l’eau et du changement climatique. Avec un montant initial de 20 M€ à investir sur la période.
  • Le C40, réseau de 90 métropoles, le Global Covenant of Mayors, CGLU et ICLEI, s’allient pour lancer des commandes publiques vertes (infrastructures durables, mobilité verte, logement zéro émission, efficacité énergétique, etc.) dans un cadre concerté.
  • La Commission européenne lance un fonds de reconversion pour les régions intensives en charbon