Massifier la rénovation lourde ne serait pas une bonne idée

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(Crédit : AVP21)

« Pour bien rénover, il faut rénover léger » : voilà la préconisation contre-intuitive que formulent les professionnels du chauffage collectif, via leur syndicat Snec, au gouvernement. Lequel vient de lancer la concertation pour son Plan pour l’accélération de la rénovation des bâtiments et notamment la rénovation de 25% des bâtiments publics tertiaires d’ici 2022.

Rénover « light »

Bien entendu, cette filière a intérêt à ce que ses équipements (chaudières…) profitent de l’argent public prévu, en l’occurrence 1,8 Md€ pour les bâtiments de l’État. Mais la conclusion du Snec, partagée par la Fedene (Fédération des services énergie environnement), se fonde sur le constat que à coût égal, une rénovation technique (par exemple, une isolation des tuyaux de chauffage), voire la simple amélioration de la maintenance des appareils en place via un Contrat de performance énergétique (CPE), génère plus rapidement les économies d’énergie voulues et dégage un début de modèle économique « autoportant ». 

« La réduction de 25% à 30% des consommations sur 75% du parc ainsi que les travaux d’entretien permettront une économie de 30% des consommations d’énergie sur le parc tertiaire public dans sa totalité », détaille le Snec. En clair, sur dix ans, mieux vaut ...