Grands projets EnR : un bon dossier sera toujours financé [Compte-rendu]

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[Compte-rendu des Rencontres sur le financement de la transition énergétique en Afrique]

De g à d : Paul Keurinck (Urbasolar), Eric Tauziac (Eranove), Jean-Jacques Ngono (Finergreen), Léopold Peti Peti (Ecobank), Gilles Parmentier (GreenWish) et Emmanuelle Matz (Proparco)

Si les projets africains off grid sont difficiles à financer, les dossiers de taille plus importante le sont tout autant. C’est ce qu’a montré la table ronde qui leur était consacrée dans le cadre des Rencontres sur le financement de la transition énergétique en Afrique.

Plus long, plus cher

Animée par Jean-Jacques Ngono, managing partner Africa de Finergreen, cette session a permis de dessiner les opportunités et freins que rencontrent notamment les développeurs pour financer leurs projets d’énergies renouvelables en Afrique. Eric Tauziac, directeur général adjoint du groupe industriel et producteur d’électricité Eranove, très présent notamment en Côte d’Ivoire, a rappelé que se financer pour des projets africains prend généralement plus de temps en raison de difficultés liées au continent. Des contraintes qui augmentent le coût dudit financement : « Il est souvent 2 à 3 fois plus cher avec une prise de risque supplémentaire », se désole Gilles Parmentier, partner du fonds GreenWish.

Autre difficulté, décrocher des financements de long terme. Ils sont compliqués à obtenir sur ces marchés puisque les banques locales prêtent difficilement au-delà de 10 ans et les acteurs étrangers sont frileux pour s’engager sur de si longues périodes en Afrique. Des mécanismes ...