Off grid en Afrique : la baisse des coûts du solaire bouleverse la donne [4/7]

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Dossier AfriqueEntretien avec Laurent Morel et Philippe Bozier, associés chez PwC, spécialistes des questions énergétiques en Afrique francophone.

Le déploiement de solutions off grid en Afrique reposant sur des énergies renouvelables porte autant d’espoirs que d’incertitudes. PwC a fait le point sur l’état du marché et ses perspectives dans une étude publiée en juillet dernier. Dans le cadre de son dossier spécial sur la transition énergétique en Afrique, GreenUnivers revient sur ce marché avec les deux spécialistes du cabinet, Laurent Morel et Philippe Bozier.

GreenUnivers : PwC a publié en juillet 2017 une étude sur les solutions off grid en Afrique comme option pour l’électrification du continent. Pourtant le sujet n’est pas récent. Pourquoi était-ce le moment ?

PwC : C’est vrai, le problème de l’accès à l’électricité n’est pas nouveau. Et dès les années 1990, des ONG ont commencé à envisager le solaire comme solution pour le 1,2 milliard de personnes toujours sans électricité. Des kits étaient distribués dans les zones rurales en Afrique et en Asie, associés parfois à des solutions de micro-crédit comme ce que propose toujours aujourd’hui l’entreprise sociale Grameen Shakti, fondée en 1996 par Muhammad Yunus (prix Nobel de la paix).

Mais avec la baisse vertigineuse des coûts du solaire ces dernières années, le sujet a pris une autre dimension. Alors que le paradigme dominant jusque là était d’organiser une électrification de l’Afrique « à l’européenne », on s’est vite rendu compte que ...