La France du smart grid bientôt cartographiée

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Quelles sont les compétences des entreprises françaises dans le smart grid ? A quoi ressemble la chaîne de valeur ? Difficile a priori de s’y retrouver tant les réseaux électriques intelligents réunissent des acteurs venus d’horizons variés : IT, stockage, électrotechnique, production et fourniture d’électricité… L’association professionnelle Think Smartgrids veut y remédier en répertoriant et en qualifiant les entreprises de la filière.

Le travail est en cours. GreenUnivers a pu consulter une esquisse de cette « cartographie de la France du smart grid ». Réalisée avec ...

le cabinet EY, l’étude porte sur les membres de Think Smartgrids, qui revendique « une centaine d’adhérents actifs », mais aussi sur les entreprises appartenant à des pôles de compétitivité eux-mêmes membres de l’association (Capénergies, Derbi, Fibres Energivie, Images & Réseaux, Médée, Minalogic, S2e2, Solutions Communicantes Sécurisées, Systematic et Tenerrdis).

Intégrer smart grid, EnR et mobilité électrique

« La France possède une multitude d’acteurs du smart grid, de toutes les tailles, de tous les métiers et à toutes les étapes de la vie d’un projet », observe Clément Delfini, directeur en charge de l’équipe énergie chez EY. Aussi la cartographie vise-t-elle à les répertorier en croisant quatre angles différents :

  • Par grands domaines : exploitation et gestion du réseau, intégration des EnR, implication du consommateur, gestion des données, recherche, nouveaux usages de l’électricité ;
  • Par technologies : gestion de l’énergie, comptage intelligent, stockage, data, etc. ;
  • Par sujets transversaux : cybersécurité, micro-grid, smart building, etc. ;
  • Par étapes du projet : étude & développement, fourniture de technologies, intégration système, exploitation.

Le but est double. D’abord, accroître la visibilité de la filière qui vise des marchés à l’international, en particulier en Asie. Ensuite, faciliter les coopérations. « Nous insistons beaucoup sur cette dimension. Pourquoi ? Parce que, dans le smart grid, pour se positionner à temps sur un marché, dans des délais courts, ce n’est plus à l’échelle d’une entreprise – quelles que soient sa taille et sa performance – que cela se joue. Mais dans sa capacité à s’interfacer avec d’autres », souligne Philippe Monloubou, président de Think Smartgrids et président du directoire d’Enedis.

Le périmètre des entreprises concernées par le smart grid ne cesse d’ailleurs de s’étendre, comme l’illustrent les projets d’Honda et de Renault. C’est la raison pour laquelle Think Smartgrids travaille à étoffer l’offre smart grid française à l’export. L’association voudrait pouvoir l’élargir en incluant les EnR et la mobilité électrique.