Le social, grand oublié de la transition énergétique, selon le Cese européen

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La conférence du Cese sur le paquet Energie, dans les locaux du Comité.

« Le financement public des énergies renouvelables en Europe est antisocial et injuste ». Georges Dassis, président du Comité social et économique européen (Cese) n’a pas mâché ses mots le 7 septembre, lors de la conférence bruxelloise* que son institution consacrait au nouveau paquet européen sur l’énergie.

Cet organisme consultatif composé de 350 représentants de la société civile en Europe – notamment les syndicats d’employeurs et de salariés – ne fait pas beaucoup parler de lui et du coup, les propos de son président tranchaient avec l’ambiance habituelle. Sa formule a le mérite d’attirer l’attention sur les rares mais vives critiques formulées par le Cese, dans un rapport publié ce mois-ci, à l’égard du train de mesures énergétiques de la Commission.

La précarité énergétique sous observation

Le premier reproche porte de fait sur le peu de prise en considération des consommateurs pauvres, qui risquent d’être les grands oubliés de la transition énergétique. « L’amélioration de l’efficacité énergétique dépend inévitablement d’investissements importants que les consommateurs vulnérables ne sont pas toujours à même d’engager », écrit le comité. Il avait proposé en 2013 de créer un Observatoire européen consacré au sujet. A raison puisque l’idée a été retenue en 2016 par la Commission, l’organisme étant en cours de création. Ce qui montre que les avis de cette instance peu connue peuvent de temps en temps avoir des conséquences concrètes.

Regrets à l’égard des tarifs régulés

Dans le même ordre d’idées, le Cese ose aussi une critique sur...

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