Rénovation énergétique : pour les ONG, le « Grand plan » n’en est pas un

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(Crédit : Energies Posit’if)

Présenté hier par Edouard Philippe, le Grand plan d’investissement fait de la rénovation énergétique des logements occupés par des ménages modestes une priorité absolue, dans le parc privé et chez les bailleurs sociaux. Problème : les montants annoncés ne sont pas à la mesure d’un véritable « Grand plan », ne correspondent pas au programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle et ne respectent pas le cadre légal, puisqu’ils sont en deçà des objectifs de la Loi pour la transition énergétique (LTE), selon les calculs des ONG. « Les engagements ont fondu comme neige au soleil », regrette Anne Bringault, en charge des questions de transition énergétique au Réseau action climat (RAC) et au CLER-Réseau pour la transition énergétique.

Un objectif inférieur à celui du gouvernement précédent

Le Premier ministre a annoncé vouloir diviser par deux pendant le quinquennat le nombre de passoires thermiques abritant des personnes pauvres. Ces habitations sont estimées à 2,8 millions. En rénover 1,4 million en cinq ans implique un rythme de 280 000 rénovations par an. Le programme Habiter Mieux de l’Anah va certes bénéficier, grâce au nouveau plan gouvernemental, de 1,2 Md€ supplémentaires sur cinq ans et voir son enveloppe globale attendre 3,7 Mds€. Mais cet effort devrait générer seulement 75 000 rénovations annuelles. Certes, d’autres formes d’aides ...

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