Eolien en mer : les producteurs ne paieront plus le raccordement des parcs

Print Friendly, PDF & Email
Installation des éoliennes en mer. (Crédit : wpd offshore)

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté, lundi 25 septembre, un amendement déposé par le gouvernement au projet de loi sur les hydrocarbures qui devrait satisfaire les développeurs et producteurs éoliens en mer : le raccordement ne sera plus à leur charge, mais à celle du gestionnaire de réseau, RTE.

Aujourd’hui, le coût ...

du raccordement est couvert par les charges de service public au travers du tarif d’achat. Demain, il serait donc pris en charge par RTE sur ses propres fonds et couverts par le Turpe (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité). L’objectif est double : à la fois « décorréler la réalisation du raccordement de celle du parc » et anticiper « la réalisation du raccordement afin de limiter le risque de retard de sa mise à disposition qui est aujourd’hui un risque majeur pour le financement de ces projets », précise l’amendement. Le tout devant permettre d’accélérer la réalisation des projets.

Le projet de loi visant à mettre fin à l’exploitation des hydrocarbures bénéficiant d’une procédure accélérée, il devrait être adopté avant la fin de l’année.

Une facture élevée

Le raccordement des parcs en mer représente un investissement majeur : RTE a estimé à 1,2 milliard d’euros le montant des travaux pour les six parcs issus des deux premiers appels d’offres : Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles (Calvados), Guérande (Loire-Atlantique), Saint-Brieuc (Côtes-D’Armor), Yeu-Noirmoutier (Vendée) et Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime). Des parcs qui nécessitent pas moins de 150 km de câbles sous-marins et plus de 120 km de câbles à terre.

Anticiper les études d’impact

Alors que la France est très en retard dans l’éolien en mer, d’autres mesures sont prévues pour accélérer : le projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification prévoit ainsi d’expérimenter une réalisation des études d’impact en amont de l’appel d’offres par l’Etat (article 22). L’objectif étant de pouvoir délivrer toutes les autorisations au lauréat au moment des résultats de l’appel d’offres.