Véhicules électriques : Nissan externalise la production de batteries

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(Crédit : Nissan)

Alors que les batteries sont l’élément central d’une voiture électrique, le constructeur automobile japonais renonce finalement à leur fabrication en propre. La coentreprise qu’il a créée il y a dix ans avec son compatriote NEC est intégralement cédée au fonds d’investissement chinois GSR Capital. L’opération avoisinerait le milliard de dollars.

Montée en puissance pour AESC

En cédant sa filiale Automotive Energy Supply Corporation (AESC), Nissan se sépare des sites de production de batteries situés à[am4show have=’g1;g2;g4′ user_error=’Please_Upgrade’ guest_error=’Please_Subscribe’]Smyrna dans le Tennessee (USA) et à Sunderland au Royaume-Uni. Le contrat de vente inclut également une partie des installations de production et de conception des batteries Nissan implantées à Oppama, Atsugi et Zama au Japon.

Le président de GSR Capital, Sonny Wu, a indiqué dans un communiqué vouloir « continuer à investir dans la R&D, étendre les capacités de production déjà présentes aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, et développer de nouveaux sites en Chine et en Europe ». Les effectifs de chaque site seront maintenus. Le siège social et les centres de développement de l’entreprise resteront au Japon.

De son côté, Hiroto Saikawa, PDG de Nissan, a indiqué que « AESC restera un partenaire de premier plan pour Nissan tandis que nous nous employons à concevoir et produire des véhicules électriques leaders sur le marché ».

2 stratégies s’opposent

En externalisant ainsi la fabrication de batteries, Nissan espère gagner en compétitivité grâce à la mise en concurrence de ses sous-traitants. Il espère acheter ses batteries moins chères mais aussi bénéficier des dernières innovations. La batterie représente encore aujourd’hui 20 à 25% du coût d’un véhicule électrique.

La stratégie de Nissan rappelle celle des français Renault (cousin de Nissan au sein de l’Alliance) et PSA Peugeot-Citroën qui ont fait ce choix il y a plusieurs années. Renault s’approvisionne depuis 2012 auprès du leader coréen LG Chem après avoir envisagé la fabrication en propre dans son usine de Flins (Yvelines). A l’époque, son PDG Carlos Ghosn avait expliqué qu’il préférait finalement « dédier ses ressources à faire des voitures plutôt que des batteries ». PSA, qui prépare actuellement l’électrification de 4 de ses modèles thermiques, s’est également tourné vers LG Chem pour ses packs batteries.

L’assemblage en interne des batteries continue cependant d’être stratégique pour plusieurs piliers du secteur, à commencer par l’américain Tesla qui construit actuellement sa gigafactory dans le désert du Nevada. L’allemand Daimler a également annoncé vouloir investir plus d’un milliard d’euros dans la production de batteries. [/restrict-content]