Le groupe Vergnet placé lui aussi en redressement judiciaire

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Le fabricant français d’éoliennes Vergnet s’est déclaré en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce d’Orléans. « Une demande d’ouverture de procédure de redressement judiciaire a été prononcée le 30 août 2017 avec une première période d’observation de 6 mois renouvelable deux fois », précise la société dans son communiqué.

Elle avait annoncé en avril dernier être à la recherche d’un partenaire industriel ou financier. C’est plus que jamais le cas : « la recherche d’un adossement se poursuivra aux côtés de l’administrateur judiciaire désigné, notamment au titre de contacts noués depuis plusieurs mois ». Cet employeur de 113 personnes à Ormes (Loiret) souffre du ...

décalage de projets importants et d’une trésorerie exsangue, après d’importantes pertes sur l’exercice 2016 : – 4,9 M€ pour un chiffre d’affaires de 22,8 M€. L’activité est en baisse continue depuis plusieurs années. La société avait néanmoins réussi un exercice positif en 2014 puis réamorcé son expansion internationale. Présente sur Euronext depuis 2007, la cotation est suspendue depuis le 21 juillet.

Diversification vers les systèmes de commandes

Vergnet a été fondée en 1989 et est désormais détenue à 47,73% par Bpifrance et 20,53% par Nass&Wind. Elle est célèbre pour ses éoliennes (900 ont été installées) de moyenne puissance capables de résister à des vents violents mais a diversifié son activité depuis 2012, année où elle a déjà frôlé la faillite. Vergnet a ainsi développé un système de contrôle commande pour les solutions hybrides éolien-diesel ou solaire-diesel baptisé Hybrid Wizard, destiné au off grid dans les pays émergents et notamment en Afrique, où le fabricant évolue depuis longtemps.

La liste des industriels français des EnR en difficulté continue donc à s’allonger au fil des mois. En juin, le fabricant de panneaux solaires Sillia VL a été repris par la société Recom Italia, filiale du groupe Recom, après avoir été placé en redressement judiciaire en mars ; les 44 salariés du site de production de Lannion (Côtes-d’Armor) ont été intégrés mais pas les 135 de l’usine de Vénissieux (Rhône). En juin, le spécialiste des trackers Exosun a lui aussi été mis en redressement judiciaire et recherche en ce moment un partenaire industriel. Dans la filière éolienne, Francéole en redressement judiciaire depuis mai, est en quête de repreneurs pour ses deux sites de production ; une offre a été déposée pour celui du Creusot (Saône-et-Loire), de la part du constructeur de ponts Matière.