Efficacité énergétique : comment procède Pernod Ricard ?

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A Ahus en Suède, la distillerie de la vodka Absolut est neutre en carbone. Pernod Ricard a racheté Absolut en 2008 à l’Etat suédois. (Crédit : The Absolut Company)

Comment les groupes industriels exploitent-ils leurs gisements d’économies d’énergie, quand ils ont décidé de le faire ? Quels leviers actionnent-ils ? Gros plan sur une société qui a commencé à s’intéresser à la question il y a sept ans : Pernod Ricard. Le numéro deux mondial des vins et spiritueux s’était alors fixé un objectif précis :  « Nous voulions réduire de 20% la consommation d’énergie par litre d’alcool distillé en 2020 et de 30% les émissions de C02, par rapport aux niveaux de 2010 », se souvient Jean-François Roucou, directeur de la performance durable.

« Découplage » en cours

Où en est ce groupe de 18 500 collaborateurs aujourd’hui ? « Nous consommions 7,49 kWh par litre d’alcool distillé, nous en sommes à 6,08 en 2016, soit une baisse de 19% », détaille Jean-François Roucou. Le CO2 par unité produite a pour sa part baissé de 26%. Surtout, car c’est ce qui est le plus important pour le climat, les quantités de dioxyde de carbone ont baissé en valeur absolue, passant de 357 000 tonnes à 352 000 tonnes annuelles, alors que le chiffre d’affaires et le périmètre du groupe ont continué à croître dans l’intervalle. Il y a donc découplage entre la croissance économique et celle de la consommation d’énergie.

La rationalisation des moyens de production, par exemple la fusion de deux usines, fait semble-t-il ...

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