Détente de gaz : Enertime veut accélérer l’exploitation du gisement

Print Friendly, PDF & Email

(Crédit : Enertime)

Vieille idée jamais exploitée en grand, la récupération d’énergie issue de la détente de gaz dans les réseaux de transport suscite l’intérêt d’acteurs nouveaux. C’est le cas d’Enertime. La société a obtenu la semaine dernière un rapport de recherche favorable de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), sur une demande de brevet pour valoriser cette énergie, déposée après une R&D de quatre années.

Les ORC aussi ont besoin de détente

Spécialiste des ORC (Organic Rankine Cyle) et des pompes à chaleur (PAC) de puissance, Enertime veut s’ouvrir de nouveaux marchés et multiplie les initiatives pour étoffer sa boîte à outils. Après les PAC pour incinérateurs, voici donc les turbines (appelées turboexpanders) greffées sur les postes de détente. Lesquels font la jonction entre les gazoducs à haute pression et les réseaux de distribution, ceux de GRDF par exemple. Ici, aucun gaz n’est brûlé, c’est la pression qui fait tourner le générateur d’électricité. Ce faisant, la manoeuvre produit du froid ; le brevet en cours chez Enertime porte sur l’association possible entre les turboexpanders et les ORC, qui consomment du froid justement.

Une centaine de sites possibles

Selon une étude du gisement menée en 2015 par GRTGaz, une vingtaine de sites du transporteur seraient propices à l’installation de turboexpanders. « Cette opération permettrait de produire près de 100 GWh d’électricité par an, soit 25% de l’énergie consommée par les électro-compresseurs du réseau », précise GRTGaz. Une deuxième source d’énergie latente se trouve ...