Expobiogaz : la méthanisation se professionnalise et le prouve

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Le salon Expobiogaz à Bordeaux (Crédit : Jean-Philippe Pié)

Avec ses 530 centrales*, la filière française de la méthanisation a longtemps fait des complexes par rapport à son homologue allemande, qui en compte quelque 9 000. Mais c’est bien fini. « La méthanisation à la française, multi-intrants et multi-acteurs, devient le modèle dominant », n’hésite pas à affirmer Gregory Lannou, directeur du cluster Biogaz Vallée. La raison ? Le biogaz tricolore est tout terrain et à triple effet : il valorise les déchets, produit de l’énergie, fournit des fertilisants en lieu et place des engrais minéraux. « La méthanisation est au barycentre de ces trois problématiques environnementales majeures », résume Lionel Poitevin, directeur de l’Ademe Nouvelle-Aquitaine.

Retour à l’envoyeur

Ce positionnement complexe, long à caler, objet d’échanges permanents entre les protagonistes, devient un atout. Pour preuve, bon nombre de développeurs biogaz (et surtout biométhane désormais) présents au salon Expobiogaz à Bordeaux les 31 mai et 1er juin, commencent à sortir de l’Hexagone. C’est le cas d’Evergaz, qui prépare ...