Le Brésil lancera un AO en septembre, si tout va bien…

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Eoliennes sur le site brésilien d’Areia Branca. (Crédit : Voltalia)

En pleine crise politique, le Brésil envoie des signaux contradictoires aux investisseurs. Dans l’éolien, le potentiel du pays est grevé par une mauvaise conjoncture. L’organisation annoncée d’un appel d’offres en septembre prochain doit redonner confiance aux acteurs économiques.

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Global Wind Energy Council (GWEC) organisait le 14 juin une conférence sur le marché brésilien. Annoncé comme l’un des plus porteurs au monde, il pâtit d’une baisse de la consommation d’électricité, une première historique pour le géant sud-américain, en raison de la crise économique et politique qui dure depuis plus d’un an.

2 GW ou rien

Lauro Fiuza, président de l’association brésilienne de l’énergie éolienne (ABEE), se veut néanmoins optimiste. Le plus dur serait passé. Le ministre de l’Energie, Fernando Coelho Filho, a confirmé l’organisation d’un appel d’offres en septembre prochain : « Nous ne nous attendons pas à moins de 2 GW. C’est le minimum pour donner de la visibilité aux compagnies qui ont investi dans le pays », explique Lauro Fiuza.

Six grands groupes ont installé des usines aux Brésil (Acciona, Siemens/Gamesa, GE, Vestas, WEG et Wobben) pour une capacité de production cumulée d’environ 4 GW par an. Pour le président de l’ABEE, maintenir des objectifs nationaux élevés est indispensable pour rester attractif. L’organisation a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance de l’éolien dans le pays et vise désormais 18 GW installés en 2020 (contre 10,7 GW aujourd’hui).

Interrogé par GreenUnivers, Lauro Fiuza se dit confiant tout en émettant des réserves : « L’année dernière, l’appel d’offres a été annulé par le gouvernement seulement 3 jours avant, on ne peut donc être sûr de rien. Mais le ministre [de l’Energie] semble avoir pris la mesure de l’enjeu pour la filière éolienne ». Réponse à la rentrée…