Aux Canaries, l’île d’El Hierro en pointe dans la transition énergétique

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Parc Gorona del Viento (Crédit : Romain Chicheportiche)

L’île d’El Hierro n’a pas de pétrole mais beaucoup d’idées pour se passer des énergies fossiles. Elle dispose d’un parc éolien couplé à une centrale hydroélectrique munie d’une STEP. En juin, elle a été alimentée 6 jours consécutifs par les énergies renouvelables. Une prouesse pour cet îlot isolé de l’Atlantique. Reportage. 

Entrée en opération commerciale il y a tout juste 2 ans, la centrale de Gorona del Viento a déjà fait parler d’elle. Elle est devenue une attraction et la fierté des responsables locaux qui reçoivent à longueur d’année des délégations étrangères désireuses de comprendre comment El Hierro, 11 000 habitants selon le dernier recensement, est parvenue à réduire de près de moitié l’utilisation de la seule centrale thermique de l’île fonctionnant au diesel.

Une terre propice à l’éolien

Battue par les vents, El Hierro est une terre propice à l’éolien, à l’instar de l’ensemble de l’archipel. D’origine volcanique, les Canaries se caractérisent par un dénivelé très important qui a donné l’idée en 2007 de créer une station de transfert d’énergie par pompage (STEP), équipant un barrage hydroélectrique de 8 MW. Le surplus du parc éolien (5 turbines Enercon de 2,3 MW, soit 11,5 MW) alimente les pompes qui remontent l’eau du bassin aval (150 000 m3) à l’amont (380 000 m3). A pleine capacité, il représente une autonomie électrique de 48 heures. La centrale éolien/hydro est détenue par un consortium mené par des acteurs locaux (Cabildo, région, ITC) avec 23% pour Endesa.

(Crédit : Romain Chicheportiche)

La première difficulté du projet...

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