Solaire : les tarifs d’achat (enfin) remis à plat

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Anne-Claire Poirier)

Parmi les nombreux chantiers du ministère de l’Environnement, la réforme des tarifs d’achat pour les petites installations solaires n’a pas été une mince affaire. Le dossier, ouvert par Ségolène Royal il y a déjà deux ans, est finalement bouclé in extremis.

L’arrêté tarifaire, paru ce mercredi au journal officiel (consultable en fin d’article), comprend quelques modifications substantielles par rapport au projet soumis aux professionnels du solaire en février dernier. Il répond notamment à plusieurs des critiques formulées par la Commission de régulation de l’énergie.

Prime dégressive à l’intégré au bâti

La fin de l’intégration systématique au bâti est maintenue, voire accélérée puisque les niveaux de la prime PIAB, applicable aux installations de moins de 9 kW, ont été rabotés. Ainsi, au premier trimestre d’application, le niveau de la prime est de 4,50 c€/KWh contre 5,20 c€ dans le projet de février.

Trimestre N 1 2 3 4 5 6 >6
PIAB (c€/KWh) 4,50 3,75 3,00 2,25 1,50 0,75 0

 

A l’issue des six trimestres (30 septembre 2018), les installations solaires ne seront plus discriminées en fonction de leur système de fixation (intégré au bâti, intégré simplifié ou surimposition).

La nouvelle architecture s’articule en revanche autour de deux tarifs : Ta (pour les installations de moins de 9 kW) et Tb (pour les installations de plus de 9 kW). Par ailleurs, une autre distinction est opérée entre ...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.