Micro-réseaux ou le mythe des forteresses énergétiques [Étude]

FavoriteLoadingAjoutez cet article à vos favoris
(Crédit : Omexom)

Avec le déploiement des énergies renouvelables et décentralisées, le schéma classique d’un grand réseau interconnecté de bout en bout est bousculé. Au contraire, l’émergence des projets d’autoconsommation collective, d’éco-quartiers suggère plutôt un modèle fait de micro-réseaux, plus ou moins connectés les uns aux autres. Certains n’hésitent pas à parler de forteresses énergétiques. Qu’en est-il vraiment ?

Une tendance forte mais balbutiante

Sollicitée par plusieurs grands acteurs français* intéressés par le sujet des microgrids, la société de conseil en énergie et développement durable Enea Consulting a réalisé une étude, présentée ce mercredi à la Factory Vinci Energies, dans le but de définir clairement de quoi il s’agit, la valeur potentielle qu’ils peuvent apporter et les défis à relever pour permettre leur émergence.

Les auteurs de l’étude se sont concentrés sur les microgrids urbains dans des pays développés, mettant volontairement de côté les problématiques propres aux pays émergents ou aux zones isolées. Ils ont également exclu l’îlotage des installations critiques (hôpitaux, bases militaires, …) aux problématiques bien spécifiques. Au final, 72 microgrids ou projets de microgrids ont été recensés, les États-Unis en accueillant une bonne partie et le cabinet a choisi d’en présenter trois plus en détails : un éco-quartier de San Diego en Californie, un aéroport français souhaitant améliorer son empreinte carbone et un site industriel avec des besoins thermiques importants.

Îlotage et EnR : un modèle non-...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.