Domofinance allie économies d’énergie, crédit conso et taux canon

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(Crédit : Domofinance)

Dans les prêts à la consommation, les taux inférieurs à 1% ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval. Et c’est encore plus rare de trouver ces instruments de financement dans l’univers de l’efficacité énergétique. D’où l’intérêt des offres des filiales communes aux énergéticiens et aux banques. Par exemple Domofinance, qui réunit BNP Paribas Personal Finance (55%) et EDF. Leur mariage dure depuis 15 ans et était à l’origine destiné à soutenir l’achat d’appareils électriques et à garantir des installations de qualité grâce à un réseau de 2 500 professionnels agréés par EDF. C’est toujours le cas mais en mettant désormais l’accent sur la performance thermique.

Double effet

Le principe ? Domofinance passe des deals avec les fabricants des appareils – chaudières, pompes à chaleur, chauffe-eau, fenêtres, chauffages bois ou électrique, panneaux photovoltaïques… – et leur demande de surbonifier les prêts, lesquels ont déjà été abondés par  ...

l’électricien national. « EDF prend en charge une partie des intérêts et récupère en contrepartie des Certificats d’économies d’énergie. Ensuite, les  fabricants ajoutent une aide financière, en échange de la mise en avant les équipements de leur choix, souvent des appareils performants et plutôt chers. Cela entre dans leur démarche de promotion », explique Marc Perroux, directeur général délégué de Domofinance qui annonce des taux autour de 0,95% en ce moment.

Point trop n’en faut

Une douzaine de fabricants sont des habitués des opérations de la banque : Daikin, Thermor Hitachi, Viessman Jotul, Panasonic entre autres. Chacun s’engage sur une promotion de quelques mois en général. Un peu moins de 2 000 prêts ont été accordés sur ce principe l’année dernière par Domofinance, sur un total de 55 000 opérations. Le plus convaincant dans l’histoire ? La banque ne cherche pas à pousser ses feux. « Pas question de sur-solliciter les fabricants pour obtenir plus de promotions, car ils seraient tentés d’écouler leurs invendus, plutôt que de mettre en avant leurs appareils haut de gamme. A terme, une politique commerciale agressive se retournerait contre nous, car les installateurs nous reprocheraient une baisse de qualité », explique Marc Perroux.

Une gestion complexe

Pour les particuliers, ces prêts représentent de bonnes occasion, étant donné que le gisement d’appareils que les industriels acceptent de promouvoir n’est pas extensible à l’infini. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi les concurrents généralistes de Domofinance (Cetelem…) ne développent pas le même type d’accord. Il se trouve aussi que l’administration de ces prêts se révèle contraignante : « La gestion des flux est complexe. Elle doit tenir compte des diverses bonifications des fabricants », précise Marc Perroux.

Dédiée initialement aux équipements électriques, Domofinance compte un homologue issu du secteur gazier. Héritière de Pétrofigaz, la banque Solféa associe Engie (55%) et également BNP Paribas Personal Finance. Elle fonctionne sur le même principe que Domofinance : financement de travaux d’efficacité énergétique, réseau de professionnels référencés et taux ultra-bonifiés.