54,6 GW de capacités éoliennes installées dans le monde en 2016 [Bilan GWEC]

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Après une année 2015 record avec 63,5 GW installés, l’éolien a légèrement marqué le pas en 2016 avec 54,6 GW installés dans le monde (52,4 GW pour le terrestre, 2,2 GW pour l’offshore) soit un recul de 16% en un an, selon le bilan annuel du Global Wind Energy Council (GWEC) publié hier. Un recul lié en partie à la légère baisse de régime de la Chine qui n’a installé « que » 23,3 GW contre 30 GW en 2015. La puissance installée cumulée atteint désormais 486,7 GW dans le monde.

Evolution de la puissance installée éolienne dans le monde (Source : GWEC)

Chine, USA, Allemagne : le trio toujours leader

Le marché global (onshore + offshore) 2016 conserve le même podium qu’en 2015. La Chine ...

reste leader malgré une petite baisse liée aux problèmes de raccordement, à la diminution annoncée des tarifs d’achat et à une moindre croissance de la demande en électricité, selon le GWEC. Malgré cela, elle représente plus de 40% du marché mondial de l’éolien. En cumulé, elle est aussi largement en tête avec 168,7 GW installés. L’année du coq sera-t-elle synonyme de rebond ? Le GWEC s’attend en tout cas à une nouvelle dynamique du marché chinois en 2017, avec une montée en puissance du parc offshore.

Derrière la Chine, se positionnent les Etats-unis (8,2 GW installés en 2016), l’Allemagne (5,4 GW), l’Inde (3,6 GW), le Brésil (2 GW) et… la France (1,5 GW).

Par zones : dynamisme en Europe et en Asie, calme plat en Afrique

Le Top 10 des pays en 2016 (Source : GWEC)

L’Asie reste de loin la zone la plus dynamique grâce à la Chine mais aussi à l’Inde qui atteint désormais 28,7 GW en cumulé, parvenant au 4e rang mondial. « Nous avons beaucoup d’attente sur ce marché, explique Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC dans un communiqué. Nous nous attendons à ce que l’offshore apporte une contribution importante dans les prochaines années ».

L’Amérique du Nord est tirée par les Etats-Unis bien sûr, le Canada (702 MW installés) et le Mexique (454 MW) réalisant des scores modestes.

L’Europe affiche de bons résultats, l’Allemagne bouclant une excellente année avec 5,4 GW installés (dont 4,2 GW terrestres recensés par la fédération éolienne allemande BWE) et 50 GW en cumulé. Elle est suivie par la France dont les performances 2016 sont saluées par le GWEC. Avec plus de 1,3 GW ajouté en 2016, la Turquie passe pour la première fois le cap du 1 GW installé en un an. A noter également le bon résultat des Pays-Bas avec 887 MW installés l’année dernière, essentiellement offshore.

En Amérique latine, c’est le Brésil (2 GW installés en 2016) qui mène la danse, mais d’autres pays progressent comme le Chili (513 MW) et l’Uruguay (365 MW). L’Argentine n’a pas encore de parc mais son pipeline affiche 1,4 GW à construire dans les deux prochaines années.

Le marché africain est resté très calme avec seulement 418 MW ajoutés en l’Afrique du Sud. Pour les prochaines années, des parcs sont en construction au Kenya et au Maroc.

Des parcs offshore pour de nouveaux pays 

L’éolien en mer se développe même s’il ne représente encore qu’une toute petite part du marché global : 2,2 GW ont été ajoutés en 2016, ce qui porte à 14,3 GW le parc installé dans le monde. L’Europe est toujours le premier marché – et de loin (lire notre article sur le bilan éolien offshore 2016 publié par WindEurope, dont les chiffres diffèrent légèrement de ceux du GWEC), avec le Royaume-Uni et l’Allemagne en tête.

Mais d’autres pays commencent à avoir des parcs au large de leurs côtes comme la Chine bien sûr (592 MW ajoutés en 2016) qui passe pour la première fois au troisième rang mondial en cumulé (1,6 GW), devant le Danemark. Mais aussi plus modestement le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Bilan éolien offshore (source : GWEC)
  • Consulter le bilan 2016 du GWEC ci-dessous (ou ici en PDF)