Le Chili introduit une taxe carbone

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Le désert d’Atacama, au Chili. (Crédit : Flickr/Robin Fernandes)

Le Chili est le premier pays d’Amérique du Sud à mettre en place une taxe carbone. Fixée à 5$/tonne de CO2, elle doit favoriser les énergies renouvelables face aux énergies fossiles. Les recettes attendues de cette taxe, environ 100 millions de dollars par an, n’iront pas au système énergétique mais au secteur de l’éducation, l’un des plus inégaux au monde.

Inscrite dans la loi en 2014, la taxe carbone ...

est entrée en vigueur au Chili en janvier 2017, mais les premiers paiements n’interviendront qu’en 2018. Chaque centrale thermique d’une puissance installée supérieure ou égale à 50 MW devra s’acquitter de 5$/tonne de CO2 émise, à l’exception des installations utilisant de la biomasse. Environ 85 compagnies devront payer cette taxe dont les plus importantes sont Endesa (Enel), AES Gener, Colbún et E.CL (Engie). Lors de sa présentation, le gouvernement a estimé qu’elle permettrait de réduire de 20% les émissions de CO2 en 2020 par rapport aux niveaux de 2007.

Pour rappel, si le Chili est le premier pays d’Amérique du Sud à introduire une taxe carbone, d’autres expériences ont lieu en Amérique Latine. Le Mexique a imposé une taxe de 3$/t CO2 sur plusieurs produits et le Costa Rica a renchérit quant à lui le prix des produits pétroliers raffinés.

Appel d’offres pour plus de 4 TWh

Le ministère chilien de l’Energie a par ailleurs annoncé un nouvel appel d’offres dont les détails devraient être connus dans les prochains jours. Si le calendrier exact n’est pas encore arrêté, le ministère a évoqué deux lots : 3 540 GWh de production par tranches horaires, et 660 GWh en tranches trimestrielles et/ou annuelles. Le mécanisme d’attribution sera réalisé en deux étapes et les garanties financières exigées seront doublées (15 000 à 30 000€/GWh). Lors du dernier appel d’offres, l’éolien et le solaire s’étaient adjugés la majorité des lots.