L’Algérie va organiser un appel d’offres EnR de 4 GW

Print Friendly, PDF & Email

Le ministre algérien de l’Energie, Bouterfa Nourredine, a annoncé l’organisation, cette année, d’un appel d’offres visant à installer 4 000 MW d’énergies renouvelables. Il s’agit de la première mesure concrète depuis le lancement en 2015 d’un ambitieux plan de développement des énergies renouvelables.

Le calendrier ...

et les modalités précises n’ont pas encore été arrêtés. Bouterfa Nourredine a seulement tenu a précisé devant les parlementaires qu’une partie des éléments, à l’instar des panneaux solaires, devront être produits localement. Plusieurs projets d’usines PV ont été lancés dans le pays,  par des acteurs français et algériens notamment, avec des fortunes diverses. Selon le Service de presse algérien, le pays ne compterait que 400 MW installés d’énergies renouvelables. Un chiffre qu’Alger souhaite rapidement voir grimper pour atteindre 22 000 MW en 2030, soit le tiers de la production électrique.

Recherche de financement

Jusqu’ici, le gouvernement algérien pouvait compter sur la manne pétrolière, et surtout gazière, pour financer son Fonds national des énergies renouvelables et cogénération (FNERC), grâce à l’instauration d’une redevance (1%) mais la chute des prix du brut ont poussé les autorités à trouver d’autres sources de financement. Les officiels multiplient les rencontres et conférences pour attirer les investisseurs. Fin décembre, le pays à trouver un accord avec la Banque africaine de développement (BAD) pour l’obtention d’un prêt de 900 millions d’euros à un taux d’intérêt concessionnel modéré (mais non précisé) et remboursable sur 20 ans, dont 5 de différé. Ce prêt devra financer des actions visant notamment l’amélioration du climat de l’investissement, de l’efficacité du secteur énergétique et la promotion des énergies renouvelables, précise la BAD.