Alstom investit 14 M€ dans EasyMile, le concurrent de Navya

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(Crédit : EasyMile)

Plutôt spécialiste du rail, Alstom fait un pas de côté avec un investissement de 14 M€ pour une participation minoritaire dans la start-up toulousaine EasyMile, à l’origine de navettes électriques autonomes.

Fondée en 2014, EasyMile compte déjà une soixantaine de salariés concentrés sur le développement d’EZ10, une navette électrique et autonome pouvant transporter jusqu’à 12 passagers sur des trajets limités, dits « du dernier kilomètre ». « Depuis avril 2015, l’EZ10 a été déployée sur plus de 50 sites dans 14 pays en Asie, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe », précise Alstom dans un communiqué. A Paris, EZ10 a effectué un test de circulation sur les berges en septembre 2016, en accord avec la RATP et la Ville de Paris.

Partenariat commercial

Parallèlement, Alstom et EasyMile ont signé un ...

accord de partenariat commercial « afin d’unir leurs forces pour proposer des solutions intégrées destinées au transport urbain ». Les fonds apportés par Alstom serviront à accélérer la croissance d’EasyMile et à soutenir le programme R&D. L’entreprise, qui a déjà des bureaux à Singapour et Denver (Colorado), va en outre bénéficier du réseau d’Alstom pour étendre sa présence mondiale.

« Dans le cadre de sa stratégie 2020, Alstom a décidé d’explorer des activités voisines, surtout dans le contexte de la digitalisation. À travers cet investissement, Alstom élargit ses connaissances dans les technologies sans conducteur et poursuit son développement dans le domaine, en pleine expansion, de la mobilité intelligente », peut-on lire dans le communiqué.

Sur le modèle de Navya

Ce rapprochement entre un/plusieurs acteurs du transport et une jeune pousse de l’IoT en rappelle un autre : celle de la start-up lyonnaise Navya, également née en 2014 et à l’origine d’une navette autonome (Navya Arma). En octobre dernier, l’opérateur de transport Keolis et l’équipementier Valeo ont tous deux participé à la levée de fonds de 30 M€ de la jeune pousse. Après avoir testé une dizaine de véhicules sur des sites fermés en France, Navya est passée à la commercialisation en novembre 2015. Elle revendique une dizaine de commandes commerciales pour l’instant.