Agrégation : « Notre atout ? Le foisonnement du portefeuille existant » (A. Soroko, Uniper France)

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Bureaux d'EDF Trading
(Crédit : EDF Trading)

Entretien avec Alexandre Soroko, responsable business development d’Uniper France –

Les contacts entre développeurs et agrégateurs s’intensifient pour préparer les projets présentés lors de la première tranche de l’appel d’offres solaires « CRE4 » dans deux mois, mais aussi pour anticiper sur l’arrivée du complément de rémunération dans la filière éolienne. Parmi les différentes familles d’agrégateurs, les filiales de groupes énergétiques et industriels insistent sur l’intérêt d’intégrer une production intermittente dans un portefeuille à forte visibilité, car composé encore en majorité d’énergies commandables – souvent fossiles en l’occurrence.

Ces sociétés mettent aussi en avant la taille et la stabilité de leurs clients existants. Uniper France est l’un des principaux représentants de ce segment. La filiale de la société allemande issue de la scission d’E.ON compte figurer parmi les acteurs qui comptent sur le marché français de l’agrégation, explique Alexandre Soroko à GreenUnivers.

GreenUnivers : La première tranche des appels d’offres photovoltaïques sous complément de rémunération dits « CRE4 » commence en janvier prochain. Les développeurs vous semblent-ils prêts à contractualiser avec les agrégateurs ?

Alexandre Soroko : Certains le sont, d’autres pas encore. La réponse dépend beaucoup de la taille du développeur. Plus elle est importante, plus l’entreprise semble prête à conclure rapidement, ou à opérer une pré-sélection parmi les agrégateurs avec lesquels elle continuera à discuter lorsqu’elle connaîtra ses projets lauréats des appels d’offres CRE. Les acteurs plus petits me paraissent moins pressés. Tous ont en commun la nécessité d’obtenir une estimation ...

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