Troisième green bond record pour EDF

Print Friendly, PDF & Email

edf-green-bondEDF vient de boucler son troisième green bond, le plus volumineux depuis la première obligation verte de l’énergéticien en novembre 2013 : 1,75 Md€ levés. L’emprunt porte sur 10 ans et délivre un coupon de 1%, nettement moins élevé que celui de la précédente émission (3,625%). Ce green bond est le navire amiral d’une émission obligataire de 3 Mds€ en quatre tranches, en euros et francs suisses.

4 Mds€ en 3 ans

En trois ans, EDF a levé la bagatelle de 4,37 Mds€ en obligations vertes  ...

: 1,4 Md€ en novembre 2013 (coupon de 2,25%) et 1,25 Md$ (1,12 Md€) il y a un an. « Le groupe confirme son engagement en tant qu’émetteur Green régulier, participant à la croissance et la liquidité de ce marché et renforçant la visibilité pour les investisseurs qui s’y engagent », estime le groupe dans sa présentation.

Vers EDF EN et les barrages

En septembre, EDF a rappelé son engagement dans les Green Bonds Principles, censés circonscrire l’allocation d’actifs à un périmètre vraiment vert. L’entreprise a aussi publié son green bond framework pour faire le point sur la destination des investissements. En l’occurrence, des projets d’EDF EN en développement ou en refinancement (EDF EN souhaitant agrandir sa part dans ses propres projets) et la rénovation et le renforcement des barrages hydroélectriques en France.

L’usage des fonds levés lors du premier green bond avait été détaillé l’année dernière : le milliard et demi d’euros collecté en 2013 avait servi à financer 13 projets d’énergies renouvelables d’EDF EN  – et non de l’hydroélectricité, à l’époque –  dont 10 parcs éoliens (6 aux Etats-Unis, 3 au Canada et 1 en France), 2 centrales solaires américaines et 1 centrale biomasse. Toutes installations déjà en service ou raccordées en 2015.

Il y a deux ans, EDF et Amundi avaient annoncé créer une société de gestion commune pour lever des fonds auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers et gérer les fonds destinés à financer des projets EnR et d’efficacité énergétique. Les deux partenaires comptaient alors lever 1,5 milliard d’euros.