Baromètre EnR : deux tendances de fond et une bonne note pour la France [Etude]

Print Friendly, PDF & Email

Le cabinet EY vient de publier la 48è édition de son Baromètre trimestriel sur l’attractivité des pays pour les énergies renouvelables (Renewable Country Attractiveness Index). De cette nouvelle livraison, on retiendra trois informations clés avec deux tendances de fond : l’essor des green bonds et la montée en puissance des PPA corporate (Power Purchase Agreements). Et aussi une bonne note pour la France qui progresse dans le classement des pays les plus attractifs.

L’essor des green bonds

Le succès des obligations vertes ne se dément pas, comme en atteste les récentes émissions bouclées par Rabobank ou encore la Société Générale. « 65% des émissions d’obligations vertes émises depuis la création du marché en 2007 (soit près de 100 Mds$ à date), ont permis de financer ou de refinancer des projets d’énergies renouvelables », observe Alexis Gazzo, associé EY en charge des énergies renouvelables, dans un communiqué.

L’Europe est la région la plus dynamique avec près de 55 Mds$ d’émissions de green bonds à destination de projets d’énergies renouvelables depuis 2007, dont 9 Mds$ en France. Un montant qui pourrait être bientôt pulvérisé par le lancement par Paris de la première obligation verte souveraine en 2017.

 

(Source: Environmental Finance, Green Bond Database (environmental-finance.com) / RECAI
(Source : Environmental Finance, Green Bond Database / RECAI – EY)

Montée en puissance des PPA

Avec la progression des green bonds, c’est une autre tendance de fond pointée par EY. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans des PPA avec des producteurs d’énergies renouvelables pour s’approvisionner en énergie verte. Un modèle choisi par exemple par le groupe Orange pour sa filiale jordanienne, avec un PPA négocié avec Neoen.

EY s’intéresse au cas de la banque HSBC, qui a signé toute une série de PPA dans différents pays pour atteindre ses objectifs en termes de réduction d’émissions de CO2.

La France plus attractive

La France remonte d’un cran dans l’index de l’attractivité, passant au 7e rang ce trimestre grâce au lancement d’une série d’appels d’offres photovoltaïques pour un total de 3 GW sur trois ans, le premier devant être bouclé en février prochain et le dernier en juin 2019. EY rappelle que l’objectif est de passer de 6,7 GW de capacité solaire installée aujourd’hui à 10,2 GW fin 2018 et entre 18 et 20 GW en 2023. Parmi les points positifs dans l’Hexagone, le cabinet signale aussi le début de la construction de la première route solaire dans l’Orne, conçue par Colas et fabriquée par SNA.

Du côté des autres pays, Etats-Unis, Chine, Inde, Chili et Allemagne sont les cinq nations les plus attractives pour investir dans les énergies renouvelables. Le Mexique se hisse au 6e rang grâce au succès de son 2e appel d’offres qui a obtenu des prix très compétitifs (environ 33$/MWh, en baisse de 32% par rapport au premier round). A cela s’ajoute l’engagement pris avec le Canada et les Etats-Unis de poursuivre un but de 50% d’électricité d’origine renouvelable en 2025.

A noter en revanche, la perte d’attractivité du Royaume Uni en raison du Brexit mais aussi du feu vert donné au projet nucléaire de Hinkley Point et à la fermeture du Department of Energy & Climate Change (DECC), qui a fusionné avec le Department of Business, Innovation & Skills pour créer un nouveau Department for Business, Energy & Industrial Strategy.

  • Consulter ci-dessous la 48e édition du Baromètre EY (ou ici en PDF)