Solaire sur les bâtiments : l’appel d’offres est lancé

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(Crédit : Anne-Claire Poirier)
(Crédit : Anne-Claire Poirier)

La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a « lancé » ce mardi un nouvel appel d’offres solaire portant sur la réalisation, en trois ans, de 1 350 MW d’installations sur bâtiments. Annoncé dès le mois de juin, cet appel d’offres doit compléter celui, ouvert cet été, pour la réalisation de 3 GW en trois ans, au sol et sur ombrières de parkings. Il faudra attendre encore quelques jours pour pouvoir consulter le cahier des charges de l’appel d’offres sur le site internet de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Deux familles et neuf période de candidatures

Celle-ci a en revanche rendu public, hier lundi 5 septembre, un avis favorable (voir ci-dessous) sur le projet de cahier des charges, permettant également d’en connaître davantage sur son organisation. On sait par exemple que l’appel d’offres est segmenté en deux familles et en neuf périodes de ...

 candidatures (de 150 MW chacune) :
Famille 1 : installations de puissance crête comprise entre 100 et 500 kWc
Famille 2 : installations de puissance crête comprise entre 500 kWc et 8 MWc, (à l’exception des ombrières de parkings dont les projets doivent être soumis à CRE4)

Les lauréats de la famille 1 bénéficieront d’un contrat d’achat pour l’électricité produite et ceux de la famille 2 d’un contrat offrant un complément de rémunération à l’électricité produite, dont le niveau sera fonction du prix proposé par le candidat dans son offre.

Révision de la puissance cible ? 

Selon la CRE, le projet de cahier des charges prévoit « une clause permettant la révision de la puissance cible pour chaque famille dans le cas où les projets déposés dépasseraient largement le volume visé initialement ». Une disposition sur laquelle la CRE émet un avis défavorable. Selon elle « une augmentation de puissance cible en cours de procédure serait source d’incertitude pour les acteurs de la filière. Une telle augmentation se justifie d’autant moins dans le cadre d’un appel d’offres pluriannuel, où une décroissance des prix plancher et plafond est prévue ».

Une autre disposition indiquant que la CRE dispose de 21 jours pour instruire les dossiers s’est également attiré un avis défavorable de la Commission qui, « compte tenu de la puissance appelée pour chaque période et de la complexité que présente l’examen de l’autorisation d’urbanisme », réclame six mois de délai.

Les professionnels satisfaits

Du côté des professionnels du solaire, tous saluent une visibilité quasi inédite. « C’est la première fois qu’on a une vision et une telle projection dans le temps. Les choses sont lancées et les planètes sont alignées comme jamais pour la filière. C’est une très bonne nouvelle, on a le sentiment qu’un bon travail de fond a été réalisé. Cela nous permet de nous projeter, de rythmer notre travail, de recruter en ayant de la visibilité », commente ainsi Gilles Lebreux, président du développeur EnR breton Langa.
  • Consulter la délibération de la CRE ci-dessous ou ici :