Emix, pionnier tricolore du silicium solaire, ferme ses portes

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(Crédit : Emix)
(Crédit : Emix)

Passée sous pavillon hispano-américain fin 2015, la société limousine spécialisée dans la purification de silicium solaire et la production de lingots, fait les frais d’une nouvelle stratégie de sa maison mère. Elle va fermer définitivement ses portes, après le licenciement de ses 14 employés.

Née en 1999 sous la houlette de Didier Landaud et Joël Alanis, Emix exploitait un procédé de production de lingots de silicium par coulée continue électromagnétique et creuset froid développé par le CNRS. Détentrice de plusieurs brevets, la société ...

revendiquait alors la capacité de produire un lingot à une vitesse près de 10 fois supérieure à la moyenne.

Concurrence asiatique

Rattrapée par la concurrence asiatique, Emix devient filiale du géant espagnol Grupo FerroAtlantica en 2012, d’abord à 70% puis à 100% en 2014 suite au départ des deux fondateurs. Elle se focalise alors sur la R&D et abandonne la production.

Fin 2015, la fusion de Grupo FerroAtlantica avec l’américain Globe Specialty Metals a donné naissance à un géant de la production de silicium, essentiellement métallurgique, baptisé Ferroglobe. Le groupe a entamé une restructuration qui s’est traduite, notamment, par la suppression de la R&D. Selon un porte-parole d’Emix, toute la branche photovoltaïque de Ferroglobe serait également sur la sellette. La production de silicium solaire est pour l’instant implantée à La Corogne en Espagne.

Ferroglobe a dévoilé fin août des résultats financiers en baisse pour le deuxième trimestre 2016, avec un chiffre d’affaires de 398 M$ (contre 423,5 M$ au trimestre précédent) et une perte nette de 42,2 M$. L’entreprise qui comptait réduire ses besoins en fonds de roulement de 100 M$ sur 12 mois, s’est en revanche félicité d’être parvenue à 169,9 M$ d’économies.