Foire aux questions sur la fusion Gamesa/Siemens

Print Friendly, PDF & Email

http---www.adwenoffshore.com-wp-content-uploads-2015-02-G128-5.0_5_LD

Le projet de rapprochement entre Siemens et Gamesa, annoncé en janvier, bute toujours sur le devenir d’Adwen et sur ses engagements industriels dans l’éolien en mer français. La coentreprise, détenue à 50/50 par Gamesa et Areva, doit fournir les turbines de trois projets tricolores, représentant un total de 1,4 GW installé. Elle est également censée construire deux usines au Havre, consacrées à l’assemblage des nacelles et à la fabrication de pales pour les modèles de 5 et 8 MW. Adwen a d’ailleurs désigné en octobre 2015 un groupement de maîtrise d’œuvre constitué d’Egis, Auxitec et Enia Architectes pour préparer l’implantation des usines, dont la construction était alors envisagée en 2017 ou 2018.

La technologie d’Areva n’intéresse pas Siemens

Selon l’agence Reuters qui cite « deux sources proches du dossier », le rachat de Gamesa par Siemens n’inclura pas la technologie de turbines d’Areva ni le projet de construire des usines en France. Une première source relève que « Siemens n’a pas besoin de la technologie Areva, il développe ses propres grosses turbines ». De fait, le n°1 mondial de l’éolien offshore commercialise déjà une éolienne de 6 MW, prévoit de débuter la production en série de son modèle de 7 MW dès l’automne 2017 et travaille actuellement sur un modèle de 10 MW. Sans compter que les choix technologiques de Siemens et Areva ne sont pas compatibles : Siemens commercialise des machines à entraînement direct (comme Alstom/GE), tandis que celle d’Areva comprend une boîte de vitesse.

Une ...

Article précédentAprès avoir vu rouge, Wattmobile voit Indigo (ex-Vinci Park)
Article suivantDeux lauréats à l’appel à projets « Grandes installations solaires thermiques »