Bornes de charge : Spie Sud-Est signe avec 5 syndicats départementaux

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(Source : SPIE)
(Source : SPIE)

La mobilité électrique est en marche… Le géant français Spie, spécialisé notamment dans l’énergie, le génie électrique et les réseaux de communication, vient de remporter un contrat via sa filiale régionale Spie Sud-Est pour le déploiement et l’exploitation de 882 bornes pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. L’accord a été conclu ...

avec 5 syndicats départementaux d’énergie : SDE 07 en Ardèche, SDED dans la Drôme, Sedi en Isère, Syme05 dans les Hautes-Alpes et, en Haute-Savoie, le Syane, par ailleurs coordinateur du groupement. Son montant reste confidentiel. La première borne sera installée le 15 mai prochain, a annoncé une porte-parole.

Déploiement massif

Spie propose des services multi-techniques dans les domaines de l’énergie et des communications en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes. A l’inverse de ses concurrents Sodetrel, CNR ou Bolloré, son projet n’a pas encore été reconnu de « dimension nationale ». Cet agrément exonère les opérateurs reconnus par l’Etat de la redevance pour occupation ou utilisation du domaine public.

Les bornes « classiques » seront fabriquées dans la Loire par E-Totam, filiale de l’industriel tricolore Atomelec. 305 iront en Isère, 250 en Haute-Savoie, 132 en Ardèche, 115 dans la Drôme et 80 dans les Hautes-Alpes. Ensemble, elles formeront un réseau interdépartemental permettant aux conducteurs de traverser les 5 territoires sans rupture d’énergie. Sur ces 882 bornes, 16 seront « rapides » (4 en Haute-Savoie, 1 dans la Drôme, 11 dans les Hautes-Alpes) et seront fabriquées à Porto, au Portugal, par le groupe Efacec.

L’utilisation des bornes se fera classiquement par abonnement mais tout conducteur de passage peut charger son véhicule en payant par carte bancaire et sans engagement.

Dans l’esprit du projet de décret

Chacune des bornes comportera deux points de charge et chaque point de charge proposera deux prises : une de type 2 (mode 3) et une autre de type E, dite domestique. « Le mode 3 va jusqu’à 22 KW et permet par exemple de recharger une ZOE en une heure. Le mode 3 recharge une voiture en 8 heures et s’adapte à d’autres véhicules électriques tels que les scooters ou vélos », rappelle Kevin Hamel, coordinateur du déploiement du réseau chez Spie.

Le contrat décroché par Spie Sud-Est comprend aussi la fourniture d’une offre globale de services, baptisée Orios. Elle implique notamment la surveillance des bornes à distance, la gestion de solutions monétiques et la mise à disposition d’une solution permettant de connaître, via un smartphone, les bornes disponibles, de les réserver et d’en enclencher la charge.

Ainsi, plusieurs caractéristiques de ce futur réseau sont en accord avec le projet de décret visant à définir les règles de configuration, d’installation et d’exploitation des infrastructures de recharge pour véhicule électriques. « Il n’est pas encore certain que ce texte, qui intègre des mesures de droit européen, entre en vigueur avant 2017″, estime toutefois le coordinateur du projet. Les questions de la mise à disposition d’une information ouverte sur la disponibilité des bornes, les types de prises à proposer obligatoirement ou encore l’interdiction d’imposer la souscription d’un abonnement pour accéder à la charge sont autant de mesures qui attendent un cadre juridique.

Spie en bref : Le groupe a réalisé 5,3 Mds€ de chiffre d’affaires en 2015, dont 2,3 Mds€ en France. Sur les 600 sites du groupes Spie au niveau mondial, près de la moitié se trouvent en France et 46 relèvent de Spie Sud-Est. Sur les 38 000 collaborateurs du groupe, 16 200 se trouvent dans l’Hexagone et 2 550 travaillent pour la filiale.