Le pôle Mer Bretagne Atlantique garde le cap EMR et navires du futur

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Immersion de l'hydrolienne D10 de Sabella, d'une puissance maximale d''1 MW, au large de Ouessant le 25 juin. (Crédit : Sabella)
Le projet Sabella, labellisé Pôle Mer BA en 2009. Ci-dessus, immersion de l’hydrolienne D10, d’une puissance maximale d’1 MW, au large d’Ouessant le 25 juin. (Crédit : Sabella)

Plus que quelques semaines et les pôles de compétitivité connaîtront les grandes lignes de la réforme préparée par Bercy. Le but ?  Mieux les articuler avec les objectifs de la Nouvelle France Industrielle et prendre en compte les nouvelles compétences économiques des régions issues notamment de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République). Cela pourrait passer par des suppressions et/ou [am4show have=’g1;g2;g4′ user_error=’Please_Upgrade’ guest_error=’Please_Subscribe’>]fusions assorties de baisses de subventions. C’est dans ce contexte d’incertitude que le pôle Mer Bretagne Atlantique (BA), à vocation mondiale et actif sur les régions Bretagne et Pays de la Loire, a dévoilé ses atouts ce mardi, affichant un bilan positif de ses dix ans d’existence.

Le pôle rassemble quelque 350 adhérents, dont près de 200 PME/ETI et 45 grandes entreprises telles que Veolia ou Thales. « Le gisement d’emplois est plutôt dans les PME, or la finalité ultime des pôles de compétitivité est bien la création d’emplois », rappelle Patrick Poupon, directeur du pôle. Au total, 240 projets – dont une soixantaine au stade du bilan – ont été labellisés. Cela représente un investissement total en R&D de 760 M€, dont 220 M€ de fonds publics- essentiellement des subventions, puis des avances remboursables quand le projet se rapproche du marché.

Le navire du futur a le vent en poupe

Parmi ses priorités, le pôle s’intéresse particulièrement à la thématique du navire du futur. Celle-ci cadre justement avec la matrice Industrie du Futur, phase 2 de la Nouvelle France Industrielle. Par exemple, le consortium du projet Beyond The Sea (budget global de 15 M€) veut devenir leader mondial de la traction des navires par cerf-volant. L’enjeu écologique n’est pas anecdotique : une telle traction complémentaire peut réduire de 20% la consommation d’énergie des navires (pêche, plaisance, marine marchande, militaire ou scientifique). Autre exemple : le soutien au projet Paintclean (2 M€, peintures pour bateaux respectueuses de l’environnement).

Nombreux projets liés aux énergies marines

Côté énergies marines, le pôle a bien sûr accompagné la PME Sabella, spécialisée dans la fabrication d’hydroliennes, mais pas seulement. L’intérêt du pôle Mer BA pour les EMR s’est traduit par le soutien aux projets Bilboquet (3 M€, récupération de l’énergie de la houle) ou encore Hydrofan (447 K€, production en série de pales pour hydroliennes innovantes en composite).

Repère : Les hydroliennes de Sabella bientôt en Indonésie – Février 2015

« Dans les énergies marines, nous sommes entrés dans une deuxième phase, celle des projets périphériques ciblant l’élaboration de sous-systèmes ou un gain de productivité », explique Patrick Poupon. Par exemple, le projet Cosico modélise le comportement du collage des pièces sur les structures EMR. De même, le projet MegaWattBlue doit permettre d’installer un démonstrateur d’hydrolienne 2e génération sur une rivière du Morbihan, afin de valider une forme de tuyère accélérant le courant de 30 à 40% au droit de l’hélice. De même, la bouée Lidar du projet Blidar (2 M€) mesure le vent en mer près des éoliennes, jusqu’à 200 mètres au-dessus du niveau de l’eau.

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