Sillia VL : « la situation est de moins en moins tendue »

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Entretien avec Michel Jouan, directeur général de Sillia VL

Usine de production de panneaux solaires Bosch, à Vénissieux
Usine de production de panneaux solaires Sillia VL, à Vénissieux

Comment va Sillia VL ? Le premier producteur français de panneaux photovoltaïques – 210 MW de capacité annuelle – est né dans la douleur, il y a 18 mois. Après des mois de tergiversations – et de coupes dans les effectifs – le conglomérat allemand Bosch cédait finalement à la PME bretonne Sillia un bijou industriel terni par plusieurs mois de conflits sociaux et de cessation d’activité. Depuis, la nouvelle équipe de direction se bat pour relever le défi industriel. Michel Jouan, à la manœuvre depuis le début, fait le point avec GreenUnivers.

GreenUnivers : Quel est votre bilan des 18 derniers mois ? Vos perspectives pour 2016-2017 ?

Michel Jouan : Nous avons un peu souffert. Il faut dire que l’usine que nous a laissée Bosch est un outil merveilleux, mais il n’était pas rodé. Nous avons dû procéder à un important travail de mise à niveau pour adapter les lignes aux produits, réorganiser la production, le sourcing des composants etc. Cela a brûlé beaucoup de cash mais l’outil est aujourd’hui au point, la politique commerciale s’en trouve améliorée et le climat social s’est également apaisé à Vénissieux.

En termes de carnet de commandes, nous avons énormément souffert de l’irrégularité des appels d’offres de l’État, qui ne sont pas du tout adaptés au besoin de continuité de la filière. Le délai d’un an accordé aux lauréats de CRE1 a entraîné un glissement des commandes attendues pour le deuxième semestre 2014. Nous avons ...