Les enjeux pour les EnR en 2016, selon le SER

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photo Damien Mathon SER

Entretien avec Damien Mathon, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER) –

Bilan 2015, grands enjeux pour 2016, PPE, complément de rémunération, appels d’offres pour l’éolien offshore, nouvelle directive européenne : à deux semaines du colloque annuel du SER, GreenUnivers fait le point sur les grands dossiers.

GreenUnivers : Que retiendrez-vous de 2015 ?

Damien Mathon : Au plan international, le succès de la Cop21 bien entendu ! Et en France, la promulgation de la loi sur la transition énergétique. C’est un événement national majeur. Notre pays se donne les moyens d’atteindre 32% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique de 2030, ce qui est supérieur à la cible européenne de 27%. La France tient son rang et joue son rôle.

Reste à savoir comment le marché va appréhender le dispositif 

GU : Pour les développeurs, l’année a été marquée par les discussions sur le complément de rémunération. Vous êtes satisfait du résultat ?

DM : Les décrets font encore l’objet d’échanges avec la Commission européenne. En tout état de cause, le texte fournit une bonne visibilité sur le point d’atterrissage. Les aléas que comportait la formule initiale ont été réduits, on ne cape plus la production par exemple, le principe de l’acheteur de dernier recours a été affirmé. Il reste à savoir comment le marché va appréhender le dispositif. Le futur appel d’offres solaire de novembre 2016 sera éclairant à cet égard.

GU : Puisque vous évoquez les appels d’offres, parlons de l’éolien offshore. Le troisième appel d’offres n’est pas vraiment programmé. Quand pensez-vous en savoir plus ?

DM : Nous avons déjà des éléments de calendrier, mais pas de date ni de géographie précises, en effet. C’est un des grands sujets de l’année, pour le SER. Sans l’éolien offshore, le pays ne tiendra pas ses objectifs de politique énergétique. Et les industriels ont besoin de commandes. Pour résumer notre position, nous attendons un appel d’offres de 3 GW sans écarter a priori aucune façade littorale, lancé dès 2016. Et nous acceptons l’idée d’un prix plafond significativement inférieur à 200 €/MWh.

GU : Quel niveau pour les raccordements éoliens terrestres l’année dernière ?

DM : Nous sommes dans la continuité de 2014, avec environ 1000 MW raccordés. Souvenez-vous qu’en 2013, nous étions descendus à 630 MW… Nous ne sommes pas encore en ligne avec les objectifs 2020, mais nous en rapprochons. Le marché souffle un peu.

GU : On vient d’apprendre que les recours en éolien offshore et pour les énergies marines en général seront centralisés sur une seule cour d’appel. Vous espérez la même chose pour l’éolien terrestre ?

DM : Je l’espère mais ...