L’Etat alloue 4 M€ d’aides à 10 projets d’énergies marines renouvelables

Print Friendly, PDF & Email

Mis à jour le 5 janvier 2016 – 

La première édition de l’appel à projets « Instituts pour la Transition Énergétique » pour le développement des énergies marines renouvelables, lancée en juillet dernier, a permis de distinguer dix projets lauréats, représentant un total de 10 millions d’euros d’investissement. Ils reçoivent une aide de l’Etat à hauteur de 4 millions d’euros à travers le programme des Investissements d’avenir. Le programme va notamment permettre de tester deux nouveaux concepts d’éolienne et d’hydrolienne flottantes.

Les dossiers des projets candidats ont été déposés auprès de l’Agence nationale de la recherche (ANR) qui a coordonné l’appel à projets en liaison avec France énergie marine (FEM), l’institut pour la Transition Énergétique dédié aux EMR. Huit des dix consortiums lauréats sont d’ailleurs pilotés par FEM.

Les principales thématiques couvertes par ces projets sont la caractérisation des sites, la modélisation et l’évaluation des impacts environnementaux et le développement des technologies.

EOLINK.PNG
Dans l’éolien offshore, le projet Eolink, vise à faire la preuve de concept d’une éolienne flottante de grande taille dont la particularité est d’avoir supprimé le mât. Son remplacement par une sorte de tripode résout les problèmes de fatigue des matériaux et de vibrations structurelle. Eolink est également le nom d’une société née début décembre, issue de France énergie marine. Elle est basée à Plouzane en Bretagne et est présidée par Marc Guyot, ex-responsable R&D chez FEM.

Un autre projet, baptisé Hyfloelflu, a également été retenu pour le développement d’un nouveau concept d’hydrolienne fluviale flottante. Le projet est piloté par l’université Dauphine en collaboration avec le laboratoire Ceremade (Centre de Recherche en Mathématiques de la Décision) l’équipe-projet Ange (Analyse Numérique, Géophysique et Ecologie) de l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique). Côté entreprise, on retrouve l’entreprise bordelaise Hydrotube Energie, déjà à l’origine d’une hydrolienne flottante baptisée H3. Elle a été immergée à l’été 2015 près du pont d’Aquitaine à Bordeaux, sur le site d’essais Seeneoh, pour y être testée.

3
Cliquer pour agrandir (Source : FEM)

TROPHIK.PNG_content_embed_mediumLes projets HYD2M, PHYSIC et THYMOTE (ci-dessus), portés par FEM, visent la caractérisation et la modélisation de la ressource hydrolienne au Raz Blanchard. Le projet 3MDDTA, porté par l’INP Grenoble vise, quant à lui, la modélisation 3D de parcs hydroliens en mer.

Le projet Trophik (ci-contre) porte sur la modélisation du rôle des éoliennes offshore dans la modification du fonctionnement des réseaux trophiques côtiers et dans le cumul d’impacts.

Enfin, les projets Induscol, Omdyn et Benthoscope 2 (ci-dessous), tous pilotés par FEM, ont une dimension transversale, en ce qu’ils s’appliquent aux EMR en général.

Cliquer pour agrandir (Source : FEM)
Cliquer pour agrandir
(Source : FEM)

Un nouvel appel à projets d’un montant de 3 M€ sera lancé par l’ANR au premier trimestre 2016, sur le même modèle de partenariat entre l’Etat et France Énergies Marines. Au total, une enveloppe de 10 M€ sur trois ans a été prévue pour soutenir le développement des énergies marines renouvelables dans ce cadre.

AGENDA