CEE et consorts : des programmes d’économies d’énergie qui gagnent à être connus

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A la faveur de la Cop21, qui s’est conclue samedi par l’adoption d’un accord universel sur la limitation du réchauffement climatique, les solutions au dérèglement ont joué les têtes d’affiche ces deux dernières semaines, tant dans les médias que dans l’agenda politique international. Et pour une fois, il n’y en avait pas que pour les énergies renouvelables (quoique…). L’association française technique énergie environnement (ATEE) et l’américaine RAP (Regulatory Assistance Project) ont en tout cas profité de la grand-messe du Bourget pour proposer un focus sur les économies d’énergie et plus particulièrement les dispositifs d’obligations d’économies d’énergie – de type CEE en France –. Efficaces, peu coûteux… et pourtant trop peu connus.

Depuis 1974, les politiques d'efficacités énergétiques ont permis d'économiser en énergie, l'équivalent de notre consommation actuelle de pétrole (source : Irena)
Depuis 1974, les politiques d’efficacité énergétique ont permis d’économiser en énergie, l’équivalent de notre consommation actuelle de pétrole. (Source : IEA)

Invention européenne

Initiés au Royaume-Uni il y a vingt ans, les systèmes d’obligations d’économies d’énergie ont entamé leur décollage seulement dix ans plus tard. Ils fonctionnent aujourd’hui dans 24 pays – et 25 États américains – et reposent sur l’obligation faite aux vendeurs d’énergie d’investir dans des actions générant des économies d’énergie. Ces « obligés » doivent rendre compte des économies réalisées  – sous forme de kWh « cumac » – durant une période définie, sous peine de sanctions financières.

cumac
(Crédit : ATEE)

Le système a essaimé dans les pays développés et tout particulièrement en Europe. 16 pays l’ont déjà mis en place (ou le feront en 2016), poussés notamment par la directive européenne 2012/27/UE, qui recommande son utilisation pour atteindre l’objectif annuel de 1,5% de nouvelles économies d’énergie entre 2014 et 2020. La  ...

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