« La France peut se permettre d’avoir de l’ambition dans l’éolien » – Frédéric Lanoë

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Entretien avec le président de France Energie Eolienne – 
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Depuis ce matin et pour les quatre prochains jours, Paris est la capitale européenne de l’éolien : quelque 400 exposants et 9000 participants de 80 pays sont en effet attendus au parc des expositions pour le colloque annuel de l’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA). En amont de ces journées, GreenUnivers fait le point avec Frédéric Lanoë, président de France Energie Eolienne.

Frederic Lanoe
Frederic Lanoë

GreenUnivers : Le colloque annuel de l’EWEA, débute ce mardi à Paris jusqu’au vendredi 20 novembre. Quelle est la situation de l’éolien terrestre et offshore en Europe, et en France ?

Frédéric Lanoë : Le marché européen de l’éolien représente aujourd’hui environ 120 GW à terre et 10 GW en mer (source : EWEA). Mais alors que la dynamique devrait accélérer, nous constatons un peu partout en Europe un freinage qui s’annonce brutal. En cause, des modifications réglementaires comme au Royaume-Uni, où la baisse drastique voire la suppression des tarifs d’achat aux installations EnR affecte l’éolien terrestre. Les contracts for difference (CfD), qui remplacent progressivement les certificats verts sont une source d’incertitude pour l’éolien offshore. En Allemagne, la réforme du soutien aux énergies renouvelables s’est traduite par la mise en place d’un corridor qui limite le développement de l’éolien terrestre à 2,5 GW de nouvelles capacités par an et la mise en place d’appels d’offres inquiète particulièrement les acteurs de l’éolien en mer. La question des volumes est également préoccupante en Espagne, malgré des signes de reprise, et en Italie…

Dans ce contexte, on peut se réjouir que l’éolien français se maintienne dans une dynamique retrouvée l’année dernière avec 1042 MW raccordés contre 581 MW en 2013 (source : CGDD). Pour cette année, France Energie Eolienne anticipe par ailleurs 1200 MW raccordés et la croissance pourrait encore être amplifiée à condition de mettre en place un cadre suffisamment ambitieux. A ce propos, les objectifs EnR présentés par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal pour 2018 et 2023 fixent une fourchette...

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