Natixis, deuxième banque française à réduire ses financements dans le charbon

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(Crédit : Natixis)
(Crédit : Natixis)

Doucement mais sûrement, les entreprises françaises s’engagent à leur tour pour le climat. A J-45 de la Cop21, c’est Natixis, la banque de financement et d’investissement du groupe BPCE, qui annonce la fin de « tout financement de projets de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique dans le monde, en l’état actuel des technologies ».

(Source : Novethic)
(Source : Novethic, cliquer pour agrandir)

Le groupe, qui indique avoir pris conscience des « risques multiples associés à l’industrie du charbon », souhaite désormais se renforcer dans les énergies renouvelables, qui représenteraient déjà « plus de 60% du portefeuille de production électrique financé ».

Natixis coupe les vannes du financement aux entreprises du charbon

Allant encore plus loin que Crédit Agricole, qui a annoncé cet été le durcissement de ses investissements dans les centrales à charbon, Natixis renonce, en outre, à financer les sociétés dont l’activité repose à plus de 50% sur le charbon. Et elle n’acceptera plus de nouveaux mandats de conseil ou d’arrangement liés à de tels financements. « Très concrètement, ces nouveaux engagements empêcheront Natixis de continuer à prêter à des entreprises comme Cloud Peak aux Etats-Unis ou SUEK en Russie […] qu’elle avait financées ces dernières années », a réagi Yann Louvel, coordinateur de la campagne climat-énergie de l’ONG BankTrack.

1,7 Md€ au charbon entre 2005 et 2014

Le report des financements de Natixis sur les énergies renouvelables est potentiellement une très bonne nouvelle puisque la banque a été en mesure de financer 1,711 milliard d’euros de prêts et d’émissions d’actions et d’obligations au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014, selon Coalbanks, ce qui en fait la ...