Les investisseurs réchauffent Echy avec un 2ème tour

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Installation Echy dans un supermarché. (Crédit : Echy)
Installation Echy dans un supermarché. (Crédit : Echy)

Spécialisée dans l’éclairage naturel par fibre optique, la start-up francilienne poursuit son développement et lève près d’un million d’euros auprès de family offices et business angels, issus pour la plupart du monde du bâtiment, de la finance et de l’entrepreneuriat. Ce tour de table fait suite à une première récolte de 500 000 € l’année dernière. Suite à ces opérations, les fondateurs (Quentin Martin-Lavl, Florent Longa et Stéphanie Le Beuze) ...

demeurent encore largement majoritaires au capital. Echy prépare également un troisième tour en 2016 pour un montant non dévoilé.

Améliorer la R&D

La jeune pousse créée en 2012 veut accélérer la commercialisation de sa solution en France et en améliorer le design. Celle-ci collecte la lumière extérieure grâce à un panneau composé de lentilles de Fresnel fixé sur un tracker qui suit le soleil tout au long de la journée, et l’amène à l’intérieur grâce à des fibres optiques. Une lampe bi-source hybride solaire et LED diffuse ensuite la lumière naturelle dans la pièce voulue.

« Nous avons encore beaucoup de dépenses de R&D, notamment pour allonger la distance entre le collecteur et le diffuseur de lumière, explique Stéphanie Le Beuze, directrice générale d’Echy. Cette distance est aujourd’hui de 40 mètres et nous voulons qu’elle passe à plus de 100 mètres en 2016. »

Appels d’offres en Asie et Moyen-Orient

La start-up reste discrète sur son chiffre d’affaires mais annonce qu’elle vise la rentabilité l’année prochaine et ambitionne de réaliser quelques dizaines de millions d’euros de revenus d’ici 2 ou 3 ans. Echy a déjà signé plusieurs contrats avec par exemple La Poste, Carrefour, l’Ecole des Ponts et Chaussées – où le premier prototype a vu le jour – et le CEA.

Elle cible en priorité le marché des immeubles de bureaux, centres commerciaux, crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite, laboratoires et musées. Sur ces marchés, elle a ou va répondre à des appels d’offres à l’international, à Hong-Kong, au Japon, en Chine, aux Emirats Arabes Unis (Dubaï, Bahreïn) et en Turquie.

Deux concurrents sont présents depuis le début des années 2000 sur ce segment de l’éclairage naturel avec une technologie très proche : le suédois Parans, créé en 2002 et le japonais Himawari né en 2006. Face à eux, Echy considère que sa technologie « concentre davantage la lumière et est donc mois chère à la fin », assure Stéphanie Le Beuze.