EnR : la fin des tarifs d’achat va bouleverser le financement [1/4]

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argent vert 3Une dette plus chère, des fonds propres plus élevés… La réforme des mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, avec la disparition des tarifs d’achat au profit d’un Complément de rémunération, va bouleverser le financement des projets dans les prochains mois. Et risque de provoquer une accélération du mouvement de concentration des acteurs et la montée en puissance des agrégateurs. A quelques jours de sa conférence annuelle sur le financement des projets d’énergies renouvelables, en partenariat avec le Syndicat des énergies renouvelables, GreenUnivers publie un dossier en quatre volets sur ce sujet. Première partie : l’impact de l’évolution réglementaire sur le financement.

Une révolution à venir

L’incertitude. C’est le mot pour qualifier l’atmosphère actuelle dans le secteur des énergies renouvelables en France. La raison en incombe à la réforme du mécanisme de soutien, en préparation à la Direction générale énergie climat (DGEC). En supprimant l’obligation d’achat et en étalonnant le futur Complément de rémunération par rapport au marché Epex Spot, le tout tenant compte des gains éventuels sur les marchés des capacités et des garanties d’origine, l’équation à plusieurs inconnues du ministère de l’Ecologie suscite moult réactions contrastées : circonspection, hostilité mais aussi optimisme. « Pendant dix ans, les énergies renouvelables ont procuré une visibilité exceptionnelle aux investisseurs. Nous nous trouvions dans la situation de bailleurs immobiliers bénéficiant de loyers fixés pour vingt ans. Cette période est terminée. Nous n’aurons plus jamais une telle prévisibilité sur les cash-flows », résume Nicolas Rochon, fondateur de la société d’investissement mezzanine RGreen.

La dette coûtera plus cher

Le premier ...