Ailes Marines va changer de turbines, sans baisser ses coûts

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© AREVA / DIKDAK
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Le futur parc éolien offshore au large de la baie de Saint-Brieuc (Bretagne) sera bien équipé de turbines de 8 MW : le consortium Ailes Marines, qui a remporté ce projet en 2012, a obtenu le feu vert du ministère de l’Ecologie pour remplacer les 100 turbines de 5 MW d’Areva initialement prévues par 62 turbines de 8 MW d’Adwen (la co-entreprise entre Areva et Gamesa dans l’éolien en mer).

Investissement revu à la hausse

Ce changement ...

de turbines ne devrait pas générer d’économies, selon un porte-parole, même si Areva et Gamesa avaient déclaré en 2014 que leur future éolienne de 8 MW doit « jouer un rôle moteur vers la réduction du coût moyen actualisé de l’énergie éolienne en mer ». En effet, dans le cadre de Saint-Brieuc, il a fallu réaliser de nouvelles études d’impact. Par ailleurs, si les turbines sont moins nombreuses, elles seront plus chères à produire et nécessiteront des fondations plus puissantes.

Le parc aura une capacité installée de 496 MW, sa mise en service est prévue en 2020. Son coût de développement a été revu à la hausse ces derniers mois et atteint désormais 2,5 Mds€ (hors coût de raccordement), contre 2 Mds€ envisagés au départ.

Le consortium Ailes Marines, formé par l’énergéticien espagnol Iberdrola et le groupe Eole-Res, a récemment accueilli un nouvel investisseur de poids qui pourra l’aider face à la hausse de l’investissement : la Caisse des Dépôts, qui a pris une participation de 7,5%.