Idéol trouve un allié au Japon

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dampingpool
Selon Idéol, sa fondation flottante en béton Damping Pool est compétitive dès 35 mètres de fond (Crédit : Idéol)

Intéressé de longue date par le marché japonais, le spécialiste français des fondations flottantes pour l’éolien marin marque des points grâce à la signature d’un partenariat technologique avec le conglomérat industriel Hitachi Zosen (Hitz), à ne pas confondre ...

avec un autre industriel nippon, Hitachi, fabricant de turbines éoliennes et partie-prenante du projet Fukushima Forward pour l’installation d’un parc offshore flottant de 1 GW.

Un premier pas dans l’archipel

L’objectif, à terme, est évidemment de déployer au Japon la technologie Damping Pool développée et brevetée par Ideol. « Le tarif d’achat mis en place pour l’éolien offshore au Japon est assez généreux pour nous permettre de réfléchir à des projets », explique Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol. Le tarif introduit en mars 2014 est établi à 36 yens/kWh – soit 250 €/MWh – pour les fermes éoliennes marines d’une puissance supérieure à 20 kW et 55 yens/kWh (380 €/MWh) pour les plus petits projets. Par comparaison, les deux parcs éoliens en mer – East Anglia (714 MW) et Neart na Gaoithe (450 MW) – tout juste sélectionnés au Royaume-Uni pour bénéficier du nouveau système de rémunération, baptisé contract for difference, ont négocié un prix-cible de respectivement 119,89£ (164,60€) et 114, 39£ (157,10€) le MWh.

Une année 2015 chargée en France

Pour l’heure, les deux partenaires vont travailler sur une déclinaison du flotteur en béton pour l’adapter aux caractéristiques des eaux japonaises. Idéol compte installer un « relais local » sur place même si « le gros du travail de conception se fera depuis la France », indique Paul de la Guérivière.

L’entreprise, qui a récolté 10 millions d’euros en début d’année, s’attend par ailleurs, a une année chargée en France. Elle doit installer dans les prochains mois sa première éolienne flottante sur le site du Sem-Rev au Croisic en partenariat avec Gamesa. Elle est également dans les starting-blocks pour participer à l’AMI éolien flottant prévu en juin, aux côtés de ses partenaires Quadran et Bouygues Construction. L’équipe doit s’agrandir dans les trois prochains mois pour atteindre 45 salariés.

Repère : les différents projets d’éolien offshore, par technologies

Source : GreenUnivers/Windfloat
Source : GreenUnivers/Windfloat