Au Royaume-Uni, 2 GW d’EnR vont bénéficier du nouveau dispositif d’aide

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Iberdrola)
(Crédit : Iberdrola)

Le Royaume-Uni a annoncé les lauréats de ses premiers contracts for difference (CfD), le nouveau dispositif de soutien qui va remplacer progressivement les certificats verts, jugés trop coûteux. Les projets gagnants représentent plus de 2 GW d’énergies renouvelables au total, dont 1,16 GW d’éolien offshore.

Deux parcs éoliens en mer ont été sélectionnés : ...

East Anglia (714 MW), développé par ScottishPower Renewables et Neart na Gaoithe (450 MW), développé par Mainstream Renewable Power, qui a reçu le feu vert du gouvernement écossais en octobre dernier. Ils vendront leur électricité à un prix d’exercice respectif de 119,89£ (164,60€) et 114, 39£ (157,10€) le MWh.

En avril 2014, cinq parcs éoliens offshore avait pu bénéficier en avant-première d’un contract for difference, alors nommé investment contract, dont Hornsea Project One (1,2 GW) développé par Dong Energy.

Une économie de 110 M£

Au total, dans le cadre de ce premier round, 27 projets d’énergies renouvelables seront soutenus par des CfD, dont 15 projets éoliens terrestres et 5 projets solaires photovoltaïques. Les contrats seront signés sur une durée de 15 ans, représentant un montant prévisionnel d’aides de 315 millions de livres (432 M€). Selon le département britannique de l’Energie et du Changement climatique (DECC), l’introduction de ces nouveaux contrats, basés sur la compétitivité des projets, a permis d’économiser 110 millions de livres (151 M€) par rapport au système des certificats verts. Les développeurs des projets sélectionnés ont jusqu’au 27 mars pour signer formellement les contrats.

Les CfD, introduits par la réforme du marché l’électricité, doivent garantir l’équilibre économique des nouvelles installations grâce au versement d’un premium en cas d’écart négatif entre le prix du marché et le prix de production des centrales (fixé pour toute la durée du contrat). Jusqu’en 2017, les développeurs peuvent choisir entre le système des certificats verts et les CfD, et ces derniers deviendront ensuite la règle.

Timing serré

Mais le timing serré de ce premier round – il a été ouvert en octobre dernier – a obligé des développeurs à abandonner certains projets dans l’éolien offshore. Ainsi, le parc First Flight Wind (400 MW), en Irlande du Nord ne pourra pas être construit. Le projet, appartenant au consortium Dong, B9 et RES, n’aurait pas été prêt à temps pour postuler à un CfD dans le cadre de la première période définie par les autorités. De son côté, l’énergéticien allemand RWE avait enterré le projet Galloper (340 MW) : il craignait de manquer la date butoir pour raccorder son parc dans les délais et bénéficier du système des certificats verts.

  • Consulter les résultats du premier round des contracts for difference (ou ici en PDF) :