La filière chaleur solaire s’organise avec un plan triennal

Print Friendly, PDF & Email
Schéma de fonctionnement d'une installation de chaleur solaire thermique. (Crédit : Enerplan)
Schéma de fonctionnement d’un chauffe-eau solaire individuel. (Crédit : Enerplan)

Peu développée en France, la filière chaleur solaire collective poursuit sa structuration. SoCol, un regroupement de 800 acteurs, créé en 2009 et coordonné par le syndicat des professionnels du solaire Enerplan, a lancé aujourd’hui son premier plan triennal (2015-2017) avec l’Ademe pour booster la filière chaleur solaire collective.

L’Agence de l’environnement s’est engagée à verser ...

620 000 euros de subventions sur ces trois ans. En parallèle, GRDF participe aussi annuellement, il a apporté en 2014 une contribution de 40 000 euros, qui doit être reconduite.

Déclinaisons nationales et régionales

Ce plan, qui implique des partenaires comme le comité scientifique et technique des industries climatiques, GRDF, l’Ines, Qualit’EnR, Tecsol et Uniclima (syndicat des énergies thermiques), se déclinera aux niveaux national et régional.

« Nous négociions auparavant une convention avec l’Ademe. Cette année, nous changeons de braquet pour aller plus loin et avec plus de moyens dans la structuration de la filière à tous les niveaux, pour la conception, l’installation et l’exploitation de systèmes solaire thermique », explique Richard Loyen, secrétaire général d’Enerplan.

Atteindre un prix plus compétitif

Le marché du solaire thermique représente aujourd’hui en France 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2018, il devrait s’élever entre 130 et 150 millions d’euros en tenant compte de la progression du marché et des gains de compétitivité.

La filière veut aussi pouvoir adresser de nouveaux marchés : le segment des réseaux de chaleur et l’industrie. Elle est pour l’instant très présente sur le marché résidentiel. « Pour la chaleur solaire thermique, le prix du MWh est compris entre 70€ et 100€ mais ce n’est pas toujours le cas. Nous voulons atteindre une compétitivité durable sans aide publique à terme », précise Richard Loyen.